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Translation
תרגום
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| שבת Shabatt et fêtes : y faire une מקרא קדש "lecture de sainteté". |
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Ces
extraits sont issus d'un vaste travail, non encore publié,
qui est une étude des commandements (en plus du livre "La
Bible Plus Justement").
L'étude
n'est pas finalisée. Elle ne le pourrait sans les
manuscrits originaux légués par Moïse, voire
d'autres complétant les siens. L'humanité ne
dispose aujourd'hui que de copies, toutes plus ou moins
susceptibles d'erreurs.
Les
buts recherchés sont le rétablissement d'une
connaissance plus juste de la Foi d'Israël ou israélisme,
et une mise en pratique plus juste de ce qu'elle demande.
En hébreu, un commandement se dit מצוה une mitsva. Des commandements מצות des mitsvot. Concernant l'ensemble du site et ce qu'il diffuse : © Copyright Hervé Taïeb 1996-2011. Tous droits réservés à l'auteur. La reproduction, la traduction, l'utilisation des idées, intégralement ou partiellement, sont interdites. Aux plagiaires pilleurs d'idées, fruit du travail des autres : merci de vous en abstenir. |
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Sens
des mots מקרא
קדש :
"convocation sainte" ou "lecture sainte"
Lors du Shabatt (7ème jour de la semaine : samedi) et des fêtes, la תורה Tora demande de faire une מקרא קדש. Quels sont ces jours et de quoi s'agit-il ? L'étude ci-dessous s'efforce d'y répondre. Les références bibliques sur lesquelles elle s'appuie sont à la fin. Quels sont ces jours ? Ils sont clairement identifiés. En voici les références dans l'ordre de la Tora : - Exode XII 16 : au premier et au septième jour de חג המצות la fête des Azymes (cette fête est ainsi nommée par la Tora. Elle a été nommée à tort פסח "Pessah" par le judaïsme). - Lévitique XXIII 3 : au septième jour de la semaine, jour du שבת Shabatt (le samedi). - Lévitique XXIII 21 : au jour de שבעות Shavouhot, la fête des Semaines. - Lévitique XXIII 24 : au premier jour du septième mois, lors de יום תרועה Yom Térouha (cette fête est ainsi nommée par la Tora. Elle a été nommée à tort ראש השנה "roch achana" par le judaïsme). - Lévitique XXIII 27 : au dixième jour du septième mois, soit lors du יום הכפורים "yom akipourim", appelé aussi "yom kipour", "kipour", ou encore "grand pardon" dans la francophonie. - Lévitique XXIII 35 : au quinzième jour du septième mois, lors de חג הסכת Soukote (ou soucoth, soukoth, sukot, et autres variantes orthographiques). (Elle est appelée parfois aussi la "fête des cabanes" ou encore "la fête des tentes". - Lévitique XXIII 36 : au vingt-deuxième jour du septième mois, lors de יום העצרת Yom Atsérèt (appelé par le judaïsme "chémini atsérèt"). Ces références ne sont pas les seules. La Tora rappelle plusieurs fois ces commandements. De quoi s'agit-il ? Les mots מקרא קדש , souvent présents dans la Tora, ont longtemps été compris dans le sens de "convocation sainte", et ainsi traduits. Mais, la Tora n'indique nulle part en quoi consiste concrètement une "convocation sainte". Ceci conduit alors à s'interroger, car, selon le sens donné, ce serait ou non un commandement. Exemple : מקרא קדש יהיה לכם "une (convocation ou lecture ?) sainte il y aura pour vous". - Avec le sens de "convocation sainte", sans savoir en quoi cela consiste concrètement, les mots : מקרא קדש יהיה לכם "une convocation sainte il y aura pour vous" seraient alors une sorte de déclaration du texte. Et la question subsiste : "a t-on quelque chose à faire ?" - Avec le sens de "lecture sainte", מקרא קדש יהיה לכם "une lecture sainte il y aura pour vous", ce qui est à faire concrètement est clairement exprimé : une "lecture". Ce serait alors un commandement. "Convocation" ou "lecture" ? Selon la mémoire collective du peuple d'Israël, durant l'exil, il s'agirait de faire une lecture de la Tora, bien que cette même mémoire collective et les traductions "officielles" aient aussi donné le sens de "convocation" au lieu de "lecture". Le sens de "lecture" semble vraisemblable et juste en tenant compte des trois lettres ק ר א qui composent le mot מקרא et la racine du verbe לקרא "lire". La lecture publique est aussi explicitement présente en Exode XXIV 7 (lecture du Livre de l'Alliance) et en Deutéronome XXXI 10-13 (lecture de la Tora). Ces deux versets ne font aucun doute sur le sens de "lecture", לקרא "lire". Sauf erreur, cette explication, qui est compatible, peut être retenue. Elle serait même la seule à retenir pour comprendre et traduire les mots מקרא קדש qui prendraient alors le sens de "lecture sainte" et non de "convocation sainte". Remarque concernant l'hébreu contemporain. Cette hypothèse choquerait peut-être l'hébreu dit moderne (ou contemporain) qui emploierait קריאה pour "lecture" ou קריאת (état construit) comme dans l'expression קריאת התורה "lecture de la Tora". Cependant, en hébreu biblique, le verbe לקרא peut prendre autant le sens de "convoquer", "appeler", que celui de "lire", comme deux homonymes ayant aussi le même infinitif. Ainsi, sans différence entre les deux verbes, l'ajout du préfixe מ à la racine peut aussi bien donner "convocation" que "lecture". Traduire מקרא קדש par "lecture sainte" au lieu de "convocation sainte" n'a donc rien de choquant depuis l'hébreu biblique. C'est l'hébreu dit "moderne" qui semble avoir dévié en construisant קריאה au lieu de conserver מקרא. Les détracteurs de cette traduction par "lecture" pourraient encore rétorquer que le texte s'exprime le plus souvent à la troisième personne du singulier, יהיה, "il y aura", alors que pour s'adresser aux Israélites l'Eternel emploierait la deuxième personne du pluriel, "vous". Un tel exemple, à la deuxième personne du pluriel, est trouvé en ce verset, Lévitique XXIII 21, וקראתם "vous lirez". Il est encore important d'observer que tous les cas en lesquels les mots מקרא קדש sont employés dans la Tora peuvent être lus avec le sens de "lecture sainte", au lieu de "convocation sainte", sans qu'il y ait d'incompatibilité avec le reste du verset ou du contexte. Aucun cas d'exception n'est relevé. Au contraire, les cas d'utilisation renforcent encore le sens de "lecture sainte". Parmi ces cas, le plus intéressant est celui du verset Lévitique XXIII 21 : וקראתם בעצם היום הזה מקרא קדש יהיה לכם "Et vous lirez en ce jour. Une lecture sainte, il y aura pour vous." De précédentes traductions du premier mot וקראתם ont donné, par exemple : "Et vous proclamerez en ce jour". Mais proclamer quoi ? La phrase s'arrête, cette traduction n'est pas possible. Autre traduction rencontrée aussi : "Et vous célébrerez ce jour". Mais, traduire le verbe לקרא par "célébrer" n'est pas une traduction fidèle, et, là encore, la phrase s'arrête. Célébrer quoi ? Traduire par "célébrer" ne se peut non plus. Ce verset, Lévitique XXIII 21, s'adresse aux Israélites, et leur demande de "lire", faire une lecture. Il ne peut s'agir de "convoquer", car seul l'Eternel peut décider qu'un jour est "saint" et "convoquer" en ce jour. Le sens de "convocation sainte" ne serait donc pas possible, car demander aux hommes de faire une "convocation", alors qu'il s'agit du domaine de Dieu, n'a pas de sens plausible. Les mots מקרא קדש "lecture sainte" sont répétés pour chaque solennité comme sont exprimés les autres commandements rattachés à cette solennité. C'est donc vraisemblablement un commandement qui est exprimé comme les autres. Ce commandement signifierait : "en ces jours, vous devrez faire une lecture sainte". Avec le sens de "convocation" il y aurait incompatibilité avec un ordre, un commandement, exprimé par les versets, puisque Dieu seul peut déclarer une "convocation sainte", et non les hommes. Avec le sens de "lecture" il n'y a pas d'incompatibilité avec l'expression d'un commandement. Enfin, le sens de "lecture" peut encore être confirmé par le pluriel parfois employé aussi. Trois cas sont recensés : Lévitique, chapitre XXIII, versets 2, 4 et 37. En ces références les termes מקראי קדש se traduiraient par "lectures (au pluriel) de sainteté (au singulier)". S'il s'agissait de "convocations", alors la Tora accorderait le pluriel et dirait מקראי קדשים "convocations saintes". "Saintes" serait en accord avec le pluriel de מקראי. Or, ce n'est pas le cas, parce que קדש "saint" indique ce qui est à lire, et n'est pas un adjectif. Dans le cas d'un adjectif l'accord au pluriel devrait se faire. Le singulier de קדש "saint" indique donc ce qui doit être lu, c'est à dire le קדש "kodesh", soit un texte saint. Le mot קדש "kodesh" est aussi employé par l'hébreu contemporain dans le même sens, désignant globalement tout ce qui touche à la religion (הקדש "le kodesh", et le terme hébreu est aussi employé par les Israélites francophones). L'hébraïsant "moderne" ne devrait donc pas être choqué de cette explication. Conclusion La réflexion et l'étude des cas fait pencher la balance pour comprendre et traduire מקרא קדש par "lecture sainte". "Convocation sainte" serait un sens faux et égarant qui conduit à se questionner de la sorte : "Je suis appelé, convoqué. Que dois-je faire pour y répondre ?". Un mauvais questionnement ne peut que conduire à trouver des réponses fausses à ce qu'il faut faire ou ne pas faire. Le sens le plus probable, "lecture", répond directement et permet d'identifier un commandement exprimé. Les sens à retenir seraient : - au singulier : "lecture de sainteté" signifiant "lecture de texte saint" - au pluriel : "lectures de sainteté" signifiant aussi "lectures de texte saint" pour les versets qui emploient le pluriel מקראי קדש. Le texte saint serait un de ceux écrits par משה Moïse (se référer à Exo XXIV 4 ; Nom XXXIII 2 ; Deu X 4 et Deu XXXI 9 entre autres références). Les originaux étant à ce jour perdus, la תורה Tora, soit le חומש Pentateuque serait de nos jours l'ensemble de textes le plus approprié pour remplir cette מצוה mitsva, ce commandement. S'il n'est possible d'organiser ou se rendre à une lecture publique, une lecture personnelle peut se faire en remplacement. Personnelle ou publique, cette lecture doit être faite en hébreu, la langue de la Tora. Sa traduction dans une langue comprise est souhaitable, même nécessaire si l'hébreu ne peut être lu ou compris. Références : - Versets employant מקרא קדש au singulier et faisant une phrase complète מקרא קדש יהיה לכם "une lecture de sainteté il y aura pour vous" : Exode XII 16 ; Lévitique XXIII 7 ; Lévitique XXIII 21 ; Lévitique XXIII 24 ; Lévitique XXIII 27 ; Lévitique XXIII 36 ; Nombres XXVIII 25 ; Nombres XXVIII 26 ; Nombres XXIX 1 ; Nombres XXIX 7 ; Nombres XXIX 12. - Versets employant מקרא קדש au singulier et faisant une phrase incomplète מקרא קדש "lecture de sainteté" : Exode XII 16 ; Lévitique XXIII 3 ; Lévitique XXIII 8 ; Lévitique XXIII 35 ; Nombres XXVIII 18. - Versets employant מקראי קדש au pluriel Lévitique XXIII 2 ; Lévitique XXIII 4 ; Lévitique XXIII 37.
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