- "Je
n'aime pas écrire pour ne rien dire"
-
-
Ecrire
pour ne rien dire, écrire des âneries
commerciales, des "œuvres" soporifiques ou à
l'eau de rose, et j'en oublie, tout cela est bien assez
abondant, autant que mercantile. Si le marché pouvait
en supporter davantage, les éditeurs n'hésiteraient
pas à en mettre davantage. -
Beaucoup
(trop) d'auteurs aiment le faire et/ou ne savent faire autre
chose.
-
Cependant,
auteurs et éditeurs sont-ils les seuls responsables ?
Si le public s'y intéressait moins, on en trouverait
moins.
-
Tout
cela "n'est pas pour moi".
-
-
Des
lecteurs, des critiques, se disent parfois en recherche de
"style", souvent par mimétisme, sans plus
d'intelligence. Au fond, ils préfèrent la forme.
Le fond peut être absurde, pourvu que la forme soit
belle et que les mots "sonnent beau". J'appelle ces
personnes des "têtes à l'envers". A une
mariée, ils préfèrent sa robe. ...
-
Sans
plus de commentaire.
-
-
Je
ne sais ce qu'est un style littéraire ni comment il
pourrait être défini, et je m'en moque. J'exprime
des idées qui présentent de l'intérêt,
voire de l'importance. Ce ne sont pas des "écrits
vains", comme bien des œuvres dites
"littéraires", dont le fond est de peu
d'utilité, voire d'aucune utilité.
-
-
Je
ne me prétends ni écrivain ni romancier. Ecrire
est avant tout une forme d'expression, c'est le mot clé
que je retiens. Ceux qui veulent donner, ou imposer, une autre
définition à l'écriture (des critiques ou
pseudo critiques littéraires, par exemple) restreignent
alors des canaux expressifs, comme si on n'admettait qu'une
seule musique. Je vois l'écriture comme un moyen
d'expression et une forme d'art parmi d'autres, c'est ce à
quoi je m'emploie. Toutefois, écrire est pour moi plus
qu'un art. Une des plus grande invention de l'humanité
est l'alphabet. L'écrit a apporté à
l'Homme bien plus que les arts.
-
-
Concernant
"Les Miséreux", on pense souvent que
l'histoire racontée est un autoportrait. Il ne faut pas
s'y tromper. Si des similitudes peuvent exister, elles peuvent
concerner bien des personnes. Une mauvaise compréhension
peut aussi me faire passer pour une sorte de néo
"macho" ou misogyne. Je ne partage pas ces idées.
J'essaie au contraire de dénoncer un retournement de
situation en ce domaine, alors que c'est vers un rééquilibre
qu'il faut se diriger.
-
Pour
dénoncer les dérives je n'ai fait que galvauder
un quotidien bien réel. Tout le roman est ainsi fait,
d'un réel à peine amplifié. La réalité
a souvent dépassé ma fiction.
-
-
C'est
pour moi un premier roman, mais pas un premier ouvrage. Les
sujets qui y sont abordés sont parmi ceux qui me
tiennent à cœur, notamment celui des sans-abri
(appelés de nos jours "SDF"). Il a été
écrit pour attirer l'attention sur des maux de société,
et aussi pour laisser un témoignage de cette époque
de début de millénaire. L'avenir nous dira
comment l'ensemble aura été perçu.
|