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Translation תרגום
 


Ce n'est pas ce que vous pensez.



Les fautes que je n'ai pas commises (page 2)

 

On se moque des auteurs auto-édités.
On se moque de leurs tournures de phrases, et des "pheautes d'ortograf" qu'ils laissent.
Voici quelques exemples qui ne viennent pas d'un auteur auto-édité mais de maisons d'édition connues.

 


 



"... la table ... attablé."
Comme "monter en haut", "descendre en bas", "rentrer dedans" ou "sortir dehors", cet exemple de phrase serait reproché à un auteur auto-édité, voire avec moquerie.
Cependant, les maisons d'édition, malgré leurs nombreux lecteurs/correcteurs et tous leurs moyens, laissent aussi de telles tournures. Personnellement, j'aurais préféré lire, par exemple :
"Mason était attablé, et ne lui avait pas dit de s'asseoir. Depuis le début de l'entretien il se tenait debout devant lui." Ou encore "...il se tenait debout devant sa table."





On dit que l'auto-édition laisse des erreurs typographiques.
Les maisons d'édition aussi.






La Bible, le livre le plus vendu dans le monde depuis des siècles. On n'a donc pas manqué de temps pour les corrections. Pourtant ...






Encore la Bible. Cet extrait est édité par une maison spécialisée bien connue. Cette traduction est la seule actuellement "officielle" dans une certaine religion. La maison qui l'édite en cette langue a donc le quasi monopole sur le marché, depuis des lustres. Un tel monopole aurait bien mérité un petit effort de correction. Mais, ...






Il faut aussi se méfier des dictionnaires !

Voici la définition du mot laïc. La neutralité religieuse (à ne pas confondre avec l'athéisme) y est clairement exprimée, et très utile pour l'exemple montré après cette définition.


Si la neutralité religieuse est clairement exprimée dans la définition du mot "laïc" (photo ci-dessus), voici celle du mot, "confrérie", dont la définition est grossièrement contradictoire.


Au delà d'une stupide rigolade de premier niveau, on peut s'interroger pour tenter de comprendre ce que les rédacteurs ont voulu exprimer. Cependant, la seule lecture de cette définition ne peut le permettre.

Définition mal rédigée ou autre explication, quoi qu'il en soit, le constat est là : ce qui est exprimé, et qui devrait l'être rigoureusement, comme attendu d'un dictionnaire, reste au contraire risible.

Notez encore que les deux photos qui précèdent sont issues d'un seul et même dictionnaire (pas de deux ouvrages différents aux idées opposées).

Il y a donc :
1/ opposition d'idées dans la seule définition du mot "confrérie" ("laïques aux principes religieux"), et
2/ opposition d'idées avec la définition de "laïc" (ou "laïque") tirée du même dictionnaire.





Ci-dessous un autre exemple, tiré d'une encyclopédie comme il y en a tant dans le monde, francophone ou non.


Les indications temporelles mentionnent presque toujours, comme en l'exemple ci-dessus, "avant J.-C." ou "après J.-C." .
"C." est l'abréviation de "Christ". Mais, "Christ" est une proclamation. Dire "Christ" déclare Jésus "Messie". Car, "Christ" vient du grec "khristos". Cette adjonction vient de l'hébreu "mashiah" signifiant "oint", comme l'étaient les rois d'Israël.

Jésus a t-il régné ? Non.
Il s'agit d'un règne spirituel pour les Chrétiens. C'est un point de vue de fidèle, loin d'être partagé par le monde entier. Seul le Christianisme proclame Jésus "Christ".
C'est une position théologique, non un fait historique. Dictionnaires et encyclopédies devraient se garder de prendre une telle position.

Malheureusement, ils ne sont les seuls à le faire. Les journalistes, les médias, emploient aussi abondamment le mot "Christ" ou "Jésus Christ" pour parler de Jésus.
Or, à chaque fois qu'un dictionnaire, une encyclopédie, une personne le fait, il ou elle prend position et proclame Jésus "Messie et (donc) roi d'Israël", un point de vue religieux souvent inopportun où il est écrit ou employé.

Utiliser ainsi "Christ" n'a rien de neutre ni d'encyclopédique. Journalistes, médias, personnages politiques laïcs, etc. ... devraient y faire plus attention.
 





Ci-dessous une autre prise de position religieuse, tirée d'un dictionnaire cette fois.


Qu'est-ce qui permet de classer le Christianisme en religion monothéiste ?

Le Judaïsme et l'Islam sont monothéistes. Mais, le Christianisme, avec tout le respect dû aux Chrétiens, connaît et adore "Dieu le Père" et "Dieu le Fils" (Jésus, déclaré "Christ").
Le Christianisme a bien ces deux entités divines distinctes.
Jésus, sur la croix, demandant au Père de pardonner (selon la tradition chrétienne) s'adressait-il à lui-même ou à une autre entité divine, bien distincte de lui-même ?

Le Christianisme connait ces deux entités divines.
Il ne faut oublier une troisième entité, le "Saint Esprit".
Elles sont confondues en une seule, me brandira t-on. Mais, c'est une opinion de fidèle, un sentiment qui ne peut classer le Christianisme parmi les religions monothéistes.
Ces entités divines sont bien distinctes et distinguées des fidèles.
S'y ajoutent aussi "Marie" et les "Saints", révérés également, et à qui les fidèles s'adressent.

Dire que le Christianisme est "monothéiste" ne peut être qu'une opinion de fidèle, une point de vue théologique qui n'est pas partagé par tout le monde.

Les Chrétiens peuvent eux-mêmes se dire et se penser "monothéistes". Mais, pour les dictionnaires et encyclopédies, à l'extérieur de la Chrétienté, et en principe neutres, le Christianisme ne peut être classé parmi les religions "monothéistes".

La séparation de l’Église et des dictionnaires et encyclopédies ne se serait pas encore opérée.





En résumé, ceux qui se moquent des auteurs auto-édités feraient mieux de s'en abstenir, et respecter autrui et le travail d'autrui.

Les "adorateurs académiques" sont aussi invités à ce même respect, quelle que soit leur "académie" ou "domaine académique" de référence. L'éviction d'autrui, qu'ils pratiquent souvent, a pour réponse ces quelques grossiers reflets d'eux-mêmes ci-dessus.

Ceux encore qui "déifient les sciences", et évincent aussi qui n'a suivi les mêmes parcours, sont également invités à comprendre que les affirmations de la "sacrosainte science" d'hier est souvent à l'opposé de la "sacrosainte science" d'aujourd'hui, qui elle-même sera contredite par la science de demain (en espérant qu'elle ne sera plus "sacrosainte").

Le problème de la "supériorité de la science" et des "académies établies" existe depuis au moins l'époque de Galilée, alors qu'il s'efforçait de faire comprendre à ses contemporains "scientifiques" que la terre tourne autour du soleil. "Et pourtant elle tourne". Non ?

A une certaine époque, la thèse du couple unique, Adam & Eve, était rejetée par la science.
Plus récemment, une étude sur le génome humain aurait démontré que tous les humains ont en leurs cellules une lignée unique, qui serait transmise par une mère unique, qui fut nommée Eve mitochondriale.
On s'interroge encore sur une transmission des mitochondries paternelles, ce qui ruinerait la théorie scientifique sur une Eve mitochondriale.

Bref, si la science a un peu compris qu'elle doit rester humble, ce n'est pas aussi sûr concernant ses adorateurs.

Les "académies établies" n'ont le monopole de la compréhension des choses. Elles ne sont les seules détentrices d'un savoir, et feraient bien de ne plus dénigrer qui ne fait pas partie de leur troupeau de dociles brebis.
 



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