Ce qui suit a été initialement écrit pour un dit "réseau social".
Copyright © Hervé Taïeb, 21 octobre 2026.
Depuis
quelques temps j'entends, dans certains médias, des
propos que je trouve ignobles.
Bien sûr, et
malheureusement, il y a des propos concernant les faits de
l'actualité de nos jours. Mais, les propos pour
lesquels j'écris concernent le passé, un passé
d'il y a environ 2000 ans.
Ces propos que j'entends sont
plus vicieux et insidieux, et ils semblent être répétés
et propagés.
En quelques mots, j'entends dire
que les premiers terroristes de l'histoire auraient été
des Judéens (habitants de la Judée) à
l'époque où les Romains occupaient la Judée,
le royaume de Juda. (Les Romains occupaient aussi d'autres
parties du territoire d'Israël).
Ces Judéens
sont, en plus, qualifiés de "sicaires", dont
le sens désignait un "assassin gagé",
soit un meurtrier payé pour le meurtre (un tueur à
gages). Ce sens a, hélas, été détourné, relativement "récemment", pour être
maintenant attribué à ces Judéens.
Ainsi prétendus "sicaires", un
amalgame est aussi fait avec le terrorisme, bien qu'un tueur
à gages et un terroriste n'agissent pas pour les mêmes
raisons. L'amalgame est cependant fait.
Ainsi, des
Judéens, voire "tous les Judéens",
sont prétendus "premiers terroristes de
l'histoire", et "tueurs motivés par
l'argent", ce qui n'a rien de vrai ni
d'historique.
C'est abject.
Les Judéens, qui sont ainsi infâmés, n'étaient qu'une partie de la population.
En langue française, ils sont connus sous le nom de
"Zélotes".
Qui étaient les
"Zélotes" ?
Ils s'appelaient en hébreu
les קנאים
"kinahim"
ou "knahim" ("kanahim" en hébreu
dit moderne), ce qui veut dire les "jaloux", les
"exclusifs".
Ce nom est le reflet de leurs
sentiments envers la Judée, qu'ils n'entendaient pas
partager ni abandonner à l'empire romain qui s'était
emparé de la Judée.
La francophonie nomme
justement "Zélotes" ces "jaloux",
ces "exclusifs", depuis le latin "zelus"
soit "jalousie".
Les קנאים
Kinahim,
les "Zélotes", étaient des
nationalistes. Ils défendaient leur terre envahie et
occupée. Ils défendaient aussi leur identité
israélite offensée par les Romains qui ne
manquaient pas de célébrer leurs cultes, en
plus de s'imposer eux-mêmes et aussi leurs lois, et par
la violence. Les terroristes étaient les
colonisateurs, les Romains.
Les קנאים
Kinahim,
les "Zélotes", étaient des
résistants, pas des terroristes.
Qualifier les
קנאים
Kinahim,
les "Zélotes", de "terroristes",
est comme qualifier de terroristes les résistants
français qui luttaient contre le nazisme et
l'occupation de la France durant la seconde guerre mondiale.
Traiter
les קנאים
Kinahim,
les "Zélotes", de "sicaires", soit
"assassins", "tueurs à gages", est
comme traiter d'assassins et tueurs à gages les
résistants français au nazisme.
C'est infâme.
- Les קנאים
Kinahim
ne s'en prenaient pas aux populations, mais à l'empire
romain, aux soldats romains.
- Les קנאים
Kinahim
ne s'en prenaient pas à leur propre population,
contrairement à certaines idéologies et actes
terroristes.
- Les קנאים
Kinahim
ne tuaient pas aveuglément des personnes comme le fait
le "terrorisme" (par exemple en posant des bombes
qui tuent aveuglément toutes les personnes présentes).
- Les
קנאים
Kinahim
n'agissaient pas pour l'argent, contrairement à des
"sicaires", des tueurs à gages.
C'est
pourquoi, qualifier les
קנאים
Kinahim,
les "Zélotes", de "terroristes",
"premiers terroristes de l'histoire", les nommer "sicaires" et
les traiter de "sicaires" en plus de "terroristes", est odieux et
exécrable.
Je vois en cela un anti judaïsme,
un anti israélisme ("antisémitisme"
est un mot mal employé. C'est un autre sujet).
Cet
anti judaïsme, plus largement cet anti israélisme,
détourne la réalité, l'histoire, les
faits, leurs raisons et causes.
Selon les propos
entendus, ces amalgames, devenus une thèse,
proviendraient d'historiens. C'est pourquoi l'on retrouve
aussi ces idées dans des dictionnaires, encyclopédies,
reportages, etc. d'aujourd'hui. Car, ces personnes sont des
"références" (des explications
suivent), malgré leurs tortueuses conclusions.
Malheureusement
encore, ces détournements des mots, cette inversion
des faits et des rôles, cette torture faite à
l'histoire, cet ensemble est ainsi enseigné, et ainsi
perpétué.
S'il en est vraiment ainsi, ceux
qui sont à l'origine ou adhèrent à ces
détournements des mots et de l'histoire, comme ceux
qui les propagent, ne sont alors pas des historiens, mais des
pseudos historiens, des "véreux", des
corrupteurs qui dénaturent ce qui devrait être
une discipline, cette dernière devant employer une
rigueur scientifique.
Malheureusement, ce n'est pas le
seul reproche que j'ai à formuler à ces
prétendus "historiens".
J'ai le même
ressentiment lorsqu'ils se réfèrent et
"encensent" les écrits de "Flavius
Josèphe". C'est le nom romain d'un personnage qui
était auparavant un Israélite de la tribu de
Lévi, mais devenu un "collabo" de Rome,
comme l'on dirait aujourd'hui.
Son nom était
יוסף
בן מתתיהו
הכהן
"Joseph,
fils du Prêtre Matatia" (Mattathias dans certains écrits
chrétiens).
Sa filiation faisait de lui un כהן
Cohen,
un Prêtre au service de l'Éternel, en théorie.
Mais, il s'est mis au service de Rome, écrivait pour
Rome, est devenu "citoyen romain", d'où son
nom romain, "Flavius Josephus", "Flavius
Josèphe" en français.
C'est pour de
tels faits, et d'autres, que les פרושים
"péroushim"
les Pharisiens, avaient la sympathie de la population de
Judée. Les Pharisiens étaient minoritaires en
nombre et sans grand pouvoir alors, mais ils s'opposaient aux
Cohanim, les Prêtres, entre autres raisons à
cause de semblables exemples de corruption.
Le cas précis
de "Flavius Josèphe" était singulier,
mais des Prêtres pouvaient être différemment
corrompus.
Malheureusement, pratiquement tous les
"historiens" qualifient d'historien "Flavius
Josèphe". Et, ses écrits sont pris comme
une chronique neutre, objective, impartiale, des événements,
alors qu'ils ne l'étaient pas. Ils étaient
écrits pour plaire aux Romains, avec qui "Flavius
Josèphe" collaborait (sens péjoratif).
Pour
les Judéens, et encore aujourd'hui, "Flavius
Josèphe" était un traître, un
"collabo".
Mais, les historiens encensent
"Flavius Josèphe", ne citent que lui, et
l'admettent parmi eux en tant qu' "historien"
lui-même.
Ces prétendus "historiens"
ne tiennent même pas compte des problèmes de
traduction de ses écrits. Le seul titre bien connu,
"la guerre des Juifs", est mal traduit. Le judaïsme
n'existait pas à cette époque (mais il existe à celle
de ces pseudos historiens, et l'anti judaïsme aussi).
Il ne s'agissait
pas de Juifs, mais de Judéens. "La guerre des
Judéens contre les Romains" est une meilleure
traduction. Il en est de même pour le titre "antiquités
judaïques", parfois traduit à tort encore
par "antiquités juives". Ce titre serait
mieux traduit par "antiquités judéennes"
ou "de la Judée" (pour rappel, le judaïsme
n'existait pas encore à cette époque. Les
Pharisiens existaient, qui ont donné plus tard le
judaïsme)."
J'en veux aussi aux prétendus
"historiens" qui emploient les termes "Royaume
du Nord" à la place de "Royaume d'Israël",
et "Royaume du Sud" à la place de "Royaume
de Juda". Ces termes "du Nord" et "du
Sud" proviendraient de théologiens chrétiens.
Un
point est sûr : ces noms, "du Nord" et "du
Sud", n'ont rien d'historique. Aucun "Royaume du
Nord" ni "du Sud" n'a jamais existé
ainsi nommé.
Les prétendus historiens qui
emploient ces appellations "du Nord", "du
Sud", devraient être exclus, mis à
l'écart.
J'y vois une volonté d'effacement
des noms d'Israël et de Juda, remplacés par
d'autres noms, des noms inventés.
J'y vois, comme
déjà écrit ci-avant, de l'anti
israélisme, voulant effacer les noms d'Israël et
de Juda.
Sinon cela, ce serait alors un mimétisme
imbécile qui reprendrait ces inventions.
S'il
s'agit de mimétisme, de prétendus "historiens",
ils ne font alors pas leur travail, mais répètent
bêtement.
- Les קנאים
Kinahim,
"Zélotes", traités de "premiers
terroristes de l'histoire", traités aussi de
"sicaires", soit "tueurs à gages".
-
Des noms historiques éludés (Royaumes d'Israël
et de Juda), remplacés par des inventions non
historiques (Royaumes du Nord et du Sud).
- Un auteur
partisan, sectateur (Flavius Josèphe), admis au rang
d' "historien", alors que ce concept n'existait
même pas à cette époque.
Tout cela
n'est pas de l'histoire. C'est de la torture de l'histoire,
de l'imposture, de la supercherie.
Il y a encore un
autre "gros sujet" que j'ai à reprocher à
ces prétendus "historiens". Je ne
l'aborderai pas pour l'instant. C'est encore un important
reproche à faire à ces pieds nickelés de
l'histoire.
Cependant, ce qui précède est
déjà suffisant pour amener à réfléchir,
et comprendre les fautes et faiblesses de professions et de
personnes qui font partie de ces milieux. Je pense aussi à
d'autres disciplines (disciplines en théorie), comme l'archéologie et ses
interprétations, qui peuvent considérablement
varier d'une personne à l'autre, sous l'influence
d'opinions personnelles, voire idéologiques, dues à
l'éducation, et de multiples autres facteurs.
Je
vois aussi en ces professions un problème que
j'appelle "l'oligarchie professionnelle". Dans ces
milieux, les travaux, recherches, écrits, deviennent
des publications universitaires qui doivent être
validées par des pairs et/ou des prédécesseurs.
Ainsi,
ces personnes doivent se conformer à leurs pairs et/ou
prédécesseurs, doivent se conformer à ce
qu'on leur a appris, sans quoi elles n'auraient même
pas de diplôme universitaire, ne seraient pas admises
en ces milieux, mais seraient mises et tenues en dehors.
Si
elles n'ont pas été ainsi évincées,
qu'une personne tente de s'opposer aux erreurs, pour ne pas
dire "fautes", des pairs et/ou prédécesseurs,
elle aurait alors la rhétorique de toute sa
"communauté". Ses travaux pourraient ne pas
être pas "validés", mais rangés
aux oubliettes.
C'est pourquoi ce petit monde clos
constitue une "oligarchie" au sens où ces
personnes ont de tels intérêts entre
elles.
Aussi, elles constituent une référence,
une sorte d'autorité incontestable par les "profanes"
extérieurs. Ainsi, ces personnes sont
incontestées.
Ainsi, elles détiennent et
accaparent cette sorte de pouvoir, qui n'est reconnu et
attribué qu'à elles seules.
L'ensemble de
ces raisons m'ont conduit à cette appellation d'
"oligarchie professionnelle".
Elle n'est pas
belle. Les raisons sont exposées précédemment,
et je n'ai abordé que le seul sujet de l'histoire
d'Israël pour une période donnée. Mais, il
y a tant d'autres sujets.
Vous avez compris comme je
"porte en mon coeur" ces "professionnels".
Et,
ils sont chèrement payés, ces "professionnels",
trop chèrement pour un tel produit.
Outre le sujet des "historiens" qui ne méritent pas ce titre, d'autres
explications sur l'histoire et cette époque se trouvent à cette adresse :
cliquez
ici.
Concernant l'histoire du judaïsme, ce sujet est traité à cette adresse :
cliquez ici.