Translation תרגום
 


Israélisme, FAQ (forum aux questions, fenêtre aux questions, frequently asked questions)

 


Cette page complète ses consœurs sur l'israélisme et les notions de la Foi d'Israël :

- notions (la Foi d'Israël : notions de base)
- israélisme (la Foi d'Israël et ses différences avec le judaïsme)

Ne manquez pas de vous y référer régulièrement.

Les études sont issues d'un vaste travail partiellement publié. Ce travail n'est pas finalisé. Il ne le pourrait sans les manuscrits originaux légués par Moïse, voire d'autres complétant les siens. L'humanité ne dispose aujourd'hui que de copies, toutes plus ou moins susceptibles d'erreurs.
Les buts recherchés sont le rétablissement d'une connaissance plus juste de la Foi d'Israël ou israélisme, et une mise en pratique plus juste de ce qu'elle demande.

En hébreu, un commandement se dit מצוה une mitsva, des commandements מצות des mitsvot.

Concernant l'ensemble du site et ce qu'il diffuse : © Copyright Hervé Taïeb 1993-2011. Tous droits réservés à l'auteur. La reproduction, la traduction, l'utilisation des idées, intégralement ou partiellement, sont interdites.
Aux plagiaires pilleurs d'idées, fruit du travail des autres : merci de vous en abstenir.

 


 

Les questions et réponses reportées en cette page ne peuvent être exhaustives. Ce sont des extraits d'échanges avec des internautes. Bien que courts et incomplets, ils sont synthétisés ici afin d'éclairer davantage.
Dernière mise à jour : 8 décembre 2011



Sommaire de cette page :
Israélisme
1 - Israélite et israéliste, quelle est la différence ?
2 - Qui peut être israéliste ?
3 - Comment faire pour devenir israéliste ?
4 - Je suis juif (juive). Israéliste est-ce différent ?
5 - Je ne comprends pas l'hébreu. Quelle traduction de la Bible est recommandée ?
6 - J'étais juif, je suis maintenant israéliste. Dois-je mettre les "téfilines" ?
7 - J'étais juif, je suis maintenant israéliste. Dois-je mettre le "talith" (talit) ?
8 - J'étais juif, je suis maintenant israéliste. Dois-je porter une kipa ?
9 - Je suis marié(e) dans le judaïsme, mais je divorce. Je suis aujourd'hui israéliste. Que dois-je faire ?
10 - Je suis israéliste. Le Shabatt que dois-je faire, et quel est le rituel ?
11 - Je suis israéliste. Les autres jours que dois-je faire, y a t-il un rituel ?
12 - Je suis israéliste. Les anciens ouvrages liturgiques, que dois-je en faire ?
13 - Je suis israéliste, mais je ne me crois pas Israélite. Alors, que dois-je pratiquer ?
14 - Je suis une femme mariée et israéliste. Dois-je avoir la tête couverte ?

Questions diverses
d1 - On parle d'un substitut de porc "cacher" (כשר "kasher", "kosher"). Est-ce bien "cacher" ?
d2 - Le mur des lamentations n'aurait pas été construit par Hérode !


* * * * * * *


Israélisme

Israélite et israéliste, quelle est la différence ?
- Un(e) Israélite est un(e) descendant(e) d'Israël (Jacob et Israël sont ses deux noms).
Les textes bibliques indiquent qu'on est Israélite par son père, et par filiation exclusivement. Il n'est donc pas possible de devenir Israélite si son père ne l'est pas, puisque la filiation d'une personne est immuable.
- Un(e) Israéliste est un(e) croyant(e) et/ou fidèle de la religion israéliste.
L'israélisme est une Foi, celle d'Israël (à ne plus confondre avec le judaïsme). Le texte de fondement de l'israélisme est bien connu (dans l'ensemble des religions dites judéo-chrétiennes). C'est la Tora, en français le Pentateuque.
La Foi d'Israël peut être adoptée que l'on soit israélite ou non. L'adopter permet de devenir israéliste, mais ne peut rendre Israélite qui ne l'est pas.
Et un Israélien, qu'est-ce que c'est ?
- Être Israélien(ne) est être citoyen de l'état d'Israël. C'est une nationalité.
- Retour au sommaire -



Qui peut être israéliste ?
Toute personne qui veut être israéliste (qui voudrait adopter la Foi d'Israël) le peut.
- Retour au sommaire -



Comment faire pour devenir israéliste ?
Il n'y a rien de "formalisé" ou "formel", du moins à ce jour. Tout est surtout basé sur la sincérité et la droiture.
Prenez connaissance de la Tora, le Pentateuque, et lisez mes pages web et travaux (mis en ligne) pour compléter vos connaissances. Prenez le temps qu'il vous faut pour tout cela.
Si votre étude vous conduit à vouloir être israéliste, il faut abandonner toute autre croyance ou religion et ses pratiques, pour adopter avec sincérité et intégrité la Tora. C'est tout.
Même si vous ne pratiquez pas ou pas tout, la reconnaissance de l’Éternel-Un et de la Tora, avec l'abandon de toute autre croyance ou religion et ses pratiques, sont une grande avancée et font de vous un(e) israéliste.
Attention : l’Éternel est קנא "jaloux" ! (Exode XXXIV 14, entre autres références)
Communément traduit par "jaloux", קנא se traduirait bien aussi par "exclusif", comme la jalousie a souvent pour origine l'exclusivité, l'exclusion. C'est le sens de קנא en l'occurrence, et ceci exclut toute autre entité déifiée et croyance en elle. Les textes qui sont les fondements d'une autre croyance ou religion sont exclus aussi.
Être israéliste n'est pas compatible avec une autre croyance ou religion.
- Retour au sommaire -



Je suis juif (juive). Israéliste, est-ce différent ?
Oui, c'est différent.
Le judaïsme est relativement proche de la Foi d'Israël ou israélisme, et le judaïsme prétend être la religion d'Israël. Cependant, le judaïsme est une religion rabbinique. La Tora ne connaît pas de rabbin. D'autres différences importantes distinguent les deux religions. Certaines de ces différences sont en page de présentation de l' israélisme .

Le rabbinisme, né il y a vingt et un siècles environ, a donné plusieurs religions, dont le judaïsme et le christianisme qui aujourd'hui divergent sur plusieurs points, notamment sur la messianité de Jésus.
Pour certains Jésus était rabbin, alors que d'autres pensent qu'on ne peut l'affirmer ou même le nient.
Il est souvent admis que les premiers Chrétiens étaient des Juifs. D'autres points indéniables sont communs aux deux religions, comme l'origine géographique ou encore des aspects auxquels on ne pense pas, tel que la כפה ou כיפה "kipa" (kippa, kippah, kipah : calotte). Les Juifs en portent, et dans le christianisme elle est encore présente dans certaines tenues d'hommes d’Église (sauf erreur, le Pape et les Cardinaux en portent, par exemple). Le port de la kipa n'est pas dans la Tora, ce n'est pas une mitsva. Son origine semble propre au rabbinisme. Autre exemple encore, entre judaïsme et christianisme : on entend parfois dire, dans le monde chrétien, que l'araméen était "la langue du Christ" (c'est à dire Jésus, qualifié de Christ, signifiant "messie", par le christianisme). L'araméen est aussi présent dans certaines parties des offices religieux du judaïsme, tel que le "kadish", encore aujourd'hui.

Le judaïsme de l'époque biblique est certainement différent de celui d'aujourd'hui. Si les Juifs de cette époque pouvaient voir ceux d'aujourd'hui, et vice-versa, sur plus d'un sujet ils ne se reconnaîtraient pas.
Donc, oui, être juif ou juive aujourd'hui, est bien différent d'être israéliste. L'israélisme cherche à appliquer ses fondements. L'héritage actuellement connu est la Tora, le Pentateuque. L'israélisme s'y attache et s'y applique, ce qui n'est pas le cas du judaïsme qui s'en distingue souvent, tout en prétendant le contraire. L'exemple le plus important porte sur la notion d'Israélite. Le judaïsme prétend qu'on est Israélite par sa mère, la Tora et le reste de la Bible indique qu'on l'est par son père.
La structure même du judaïsme, la structure rabbinique de maîtres à penser, à enseigner, et dirigeants de communauté, que sont les rabbins, n'est pas celle connue par la Tora. Cette dernière connaissait des prophètes et des chefs de tribus par tribu paternelle. De plus, la Tora a assigné un rôle particulier à une famille d'Israélites, les Lévites. Parmi les Lévites un rôle plus particulier encore est assigné aux Cohanim. Cette structure n'existe plus, supplantée par la structure rabbinique en laquelle seuls les rabbins, reconnus par la hiérarchie rabbinique de leur branche (car, plusieurs courants), sont dirigeants communautaires et/ou maîtres à penser et/ou à enseigner. Cette structuration rabbinique et la notion même de rabbin sont inexistantes dans la Tora.
- Retour au sommaire -



Je ne comprends pas l'hébreu. Quelle traduction de la Bible est recommandée ?
Travailler à une meilleure traduction de la Tora (Pentateuque) "me démange". Mais, c'est un travail qui pourrait me demander des mois, voire des années, qui se fait au calme et demande aussi des ressources (j'ai besoin de vivre et payer mes factures comme tout le monde). Bref, actuellement je ne me sens pas cette possibilité.
Je ne sais si j'y travaillerai, et, entre temps, de toutes celles qui existent je recommande la traduction que je connais le mieux, celle faite par les membres du rabbinat français, sous la direction de M. Zadoc Kahn (première parution en l'an 1899, sauf erreur). Une traduction est en ligne sur http://www.sefarim.fr/ . Cependant c'est un site rabbinique (sauf erreur). Je recommande alors de se contenter de la traduction, et ne pas se référer aux commentaires rabbiniques qui s'y trouvent.
- Retour au sommaire -



J'étais juif, je suis maintenant israéliste. Dois-je mettre les "téfilines" (téphilin)?
Les תפילין "téfilines" (parfois appelés phylactères) que vous connaissez sont rabbiniques, pour le rituel juif. Ils remonteraient à l'époque de Rachi (il y a près d'un millénaire). Auparavant, je ne sais pas ce qu'ils étaient.

Personnellement, je suis né juif et instruit par le judaïsme (talmud Tora). On m'a enseigné que lorsqu'on ne sait pas, on s'abstient. De même, lorsqu'on ne peut pas, on s'abstient.

Exemples

- On ne sait pas : on ne sait plus quelle était la nuance de bleu des ציצת "tsitsith (pour plus de précisions cliquer ici ), et on ne connaît plus la façon de les colorer. Alors le judaïsme s'abstient de les colorer.

- On ne peut pas : il n'y a plus de Temple pour y offrir des sacrifices. Alors le judaïsme s'en abstient.

J'ai aussi observé dans la Tora que, lorsque le peuple d'Israël était dans le désert, il s'est abstenu de pratiquer la circoncision. La pratique a été rétablie lorsque le peuple d'Israël est parvenu en terre promise à la fin de ses pérégrinations (Josué V, 5-8).

Je comprends donc ce raisonnement (s'abstenir) et je l'applique plutôt que d'inventer n'importe quoi.

Malheureusement, sur ce point, non le seul, le judaïsme n'est plus cohérent avec lui-même en inventant des "boîtiers avec lanières" appelés "téfilines".

C'est aussi un autre exemple où israélisme et judaïsme divergent : le mot תפילין "téfilines" n'est pas dans la Tora. C'est un mot du judaïsme, prétendant que ces objets sont ceux de la mitsva אות על ידכה "ote al yadkha" symbole sur ton bras et טוטפת בין עיניך "totafot beïn eyenekha" fronteau entre tes yeux. De plus les juifs les portent tous les jours (sauf Shabatt et fêtes) pour des offices religieux propres au judaïsme. Les porter tous les jours n'est pas demandé par la Tora. Ce n'est pas dans la religion d'Israël (le judaïsme prétend que oui), ce n'est pas israéliste.

Il vaut mieux s'abstenir plutôt que pratiquer le rituel juif.

Il est préférable de tenter de savoir ce qu'étaient vraiment ces אות על ידכה "ote al yadkha" symbole sur ton bras et טוטפת בין עיניך "totafot beïn eyenekha". L'idéal serait une trace archéologique. Mais, plus de trois millénaires après l'époque de Moïse, une telle trace n'existe peut-être plus.

S'abstenir pour le moment, en attendant de pouvoir effectuer des recherches matérielles ou s'appuyer sur des textes anciens (s'il en existe pour répondre) est à ce jour ma position.

- Retour au sommaire -




J'étais juif, je suis maintenant israéliste. Dois-je mettre le "talitt" (talit, talith) ?
Le mot טלית "talitt" n'apparaît pas dans la Tora. Tsitsitt ציצת apparaît, mais "talitt" est un mot juif.
Comme pour les תפילין "téfilines" (cf. ci-dessus), je ne porte pas de "talitt", en attendant d'apporter une réponse concrète à la mitsva des tsitsitt (pour plus de précisions cliquer ici ).
Pour rappel (cf. ci-dessus) on m'a appris une bonne chose parmi beaucoup d'autres moins bonnes : lorsqu'on ne sait pas, on s'abstient.
C'est pourquoi je m'abstiens de porter un טלית "talitt", une pièce de tissus déclaré vêtement par le judaïsme. En outre, dans le judaïsme, selon les communautés il existe plusieurs façons de nouer ou tresser les fils des tsitsitt. Quelle est la bonne ?
La Tora nous dit souvent qu'elle est une pour tout Israël. Elle ne peut donc être "plurielle" avec plus d'une façon de faire.

Pour cette question aussi, l'idéal serait qu'une trace archéologique nous rapporte ce qu'étaient vraiment les tsitsitt.
A ce jour, je recommande de s'abstenir plutôt que faire ou inventer n'importe quoi, ceci en attendant de pouvoir effectuer des recherches matérielles ou trouver une réponse dans un ou des textes anciens (s'il en existe pour répondre ou apporter un élément).
Le judaïsme, parce qu'il a pris l'autorité, aurait dû conserver cette mémoire.
- Retour au sommaire -




J'étais juif, je suis maintenant israéliste. Dois-je porter une kipa ?
Non. Le port "obligatoire" de la kipa est propre au judaïsme. D'autres religions nées du rabbinisme en conservent encore la trace. Mais, le port de la kipa ou d'un autre couvre-chef n'est pas demandé par la Tora. Ce n'est pas une mitsva, ce n'est pas israéliste.

Certaines branches du judaïsme portent le chapeau, afin d'avoir la tête couverte. Il est souvent porté en plus d'une kipa. Plusieurs raisons l'expliquent, selon la branche judaïque. L'une d'elles (dite "libérale") aurait adopté le chapeau pour mieux se fondre dans la population. Selon cette explication, les Juifs de New-York, il y a environ un siècle, auraient préféré la tenue vestimentaire du lieu et de l'époque afin de moins se distinguer en tant que Juifs. C'est une explication qui semble correspondre à la pratique actuelle de nombreux Juifs qui aujourd'hui portent une casquette.
Toutefois, remplacer la kipa par une autre couvre-chef, c'est remplacer une "obligation" qui n'existe pas par une autre qui n'existe pas davantage.
Ainsi, ce qui était du "judaïsme libéral" aurait été élevé quasiment au rang de mitsva dans d'autres branches (non "libérales") qui portent aussi le chapeau, bien qu'il ne corresponde plus à l'époque actuelle, ni au lieu où il est encore porté. Car, à présent il ferait presque partie d'un "uniforme". Les Juifs d'une branche bien connue du judaïsme dite "orthodoxe" le portent parce que leur maître à penser (décédé) le portait. Selon une explication entendue, lui-même le portait parce qu'il trouvait cela "moderne". Mais, si lui l'avait adopté par modernité, parce qu'il correspondait à sa génération et à son lieu de séjour, ce n'est pas le cas de ceux qui font de même parce que leur maître le faisait. Ces derniers sont dans un culte de la personnalité, ce qui n'est pas marginal dans le judaïsme, bien que les Juifs n'en aient pas conscience. Ce n'est pas conforme à la Tora. Ce n'est pas israéliste.

Porter la kipa ou un autre couvre-chef, alors que la Tora ne le demande pas, n'est pas israéliste. La Tora nous demande de ne rien lui ajouter, ne rien lui retirer.
- Retour au sommaire -



Je suis marié(e) dans le judaïsme, mais je divorce. Je suis aujourd'hui israéliste. Que dois-je faire, que demande la Tora ?
Le divorce a toujours existé dans la religion d'Israël.
Il y a peu de choses explicites dans la Tora à propos du divorce, mais une plus abondante législation rabbinique (judaïsme).
Un passage de la Tora aborde plus ou moins ce thème. Il est en Deutéronome, chapitre XXIV, verset 1 et suivants. Sa traduction, n'est pas très facile. Une traduction emploie le mot "malséant" qui, je pense, aurait été faite ainsi "faute de meilleure traduction". Littéralement le texte parle d'une "chose de nudité", ce qui est difficile à traduire.
La Tora ne demande qu'à l'époux de remettre un "écrit". Pour mieux comprendre, il faut tenir compte du contexte social de l'époque de la Tora et des interdits de la religion : la polygamie (avoir plusieurs concubines ou épouses) était tolérée, la polyandrie (avoir plusieurs concubins ou époux) ne l'est pas. C'est pourquoi seul l'homme remet à son ex-épouse un "écrit de divorce" ou "libellé de divorce". C'est ce que demande la Tora. Une femme ne remet pas un tel écrit à son ex-époux, puisqu'il peut avoir plusieurs épouses (toléré) sans que cela entrave sa liberté.
Sans cet écrit, une femme serait l'épouse du même homme, pour toujours et "prisonnière". C'est donc demandé afin qu'elle puisse sans difficulté démontrer qu'elle est libre, et refaire sa vie avec un autre homme si elle le souhaite. Elle peut ainsi expliquer aussi qu'elle n'est plus vierge parce qu'elle a été une épouse, et non pour des raisons que "la morale réprouve".
Il faut donc y voir et comprendre un droit protecteur envers les femmes, afin que la liberté d'une d'une femme soit déclarée et non entravée. Elle pourra ainsi envisager son avenir, être épouse de nouveau si elle le souhaite.

Dans un tel cas particulier, si le mariage a été contracté dans le judaïsme, il doit être défait dans et par le judaïsme, afin que l'épouse puisse retrouver sa liberté totalement et valablement, et éventuellement épouser un autre Juif. Sans cela, son divorce ne serait pas valable pour le judaïsme. Elle serait entravée. Or, la Tora demande de remettre à l'ex-épouse un "écrit de divorce". Il faut le faire valablement, comme l'a été le mariage.
Ceci sont les aspects "religieux". La législation "laïque" ou "civile" du pays (outre l'aspect religieux) doit aussi être respectée.
- Retour au sommaire -



Je suis israéliste. Le Shabatt que dois-je faire, et quel est le rituel ?
Le שבת Shabatt se respecte en faisant ce que la Tora demande, principalement : n'y faire aucune מלאכה "fabrication" et y faire une מקרא קדש "lecture de sainteté" .
Il n'y a pas de rituel particulier pour le Shabatt dans l'israélisme. Il en existe dans le judaïsme (plusieurs offices religieux à la synagogue, du vendredi soir au samedi soir).
Ce que la Tora ne demande pas, il n'y a pas lieu de l'inventer. C'est la position de l'israélisme.
- Retour au sommaire -



Je suis israéliste. Les autres jours, y a t-il un rituel ?
Il n'existe pas de rituel ou office religieux dans l'israélisme comme il en existe dans d'autres religions.
Ce que la Tora ne demande pas, il n'y a pas lieu de l'inventer. C'est la position de l'israélisme.
- Retour au sommaire -



Je suis israéliste. Les anciens ouvrages liturgiques, que dois-je en faire ?
Sauf erreur, le judaïsme demande que les ouvrages liturgiques, en lesquels le nom de l’Éternel peut s'y trouver, ne soient pas jetés. Certaines synagogues les reprennent. Parmi elles certaines les détruisent, d'autres les font enterrer (comme un défunt).
Qu'ils proviennent du judaïsme ou d'une autre religion tous les ouvrages religieux doivent être traités avec décence. Le mieux est de se renseigner auprès de la religion qui les a édités ou diffusés, et respecter ses instructions.
- Retour au sommaire -



Je suis israéliste, mais je ne me crois pas Israélite. Alors, que dois-je pratiquer ?
En effet, la Tora s'adresse parfois aux enfants d'Israël (ou Israélites), parfois au peuple d'Israël (le peuple d'Israël est composé des Israélites et des גרים "guèrim" "étrangers" qui sont des non-Israélites établis parmi les Israélites, en pays d'Israël).
Dans mon travail sur la Tora, lorsqu'une mitsva est énoncée, j'ai pris soin d'identifier à qui elle s'adresse, et je l'ai reporté.
Ainsi, certaines mitsvot, par exemple, ne concernent que les descendants d'Abraham (les Israélites entre autres). Exemple : la circoncision (Genèse, XVII, 9). Si vous n'êtes pas descendant d'Abraham, vous n'êtes pas obligé d'accomplir ou pratiquer cette mitsva. Pour rappel, être israéliste ne peut rendre Israélite ou descendant d'Abraham qui ne l'est pas (cf. #1 ci-dessus). Vous faire circoncire, dans cet exemple, ne fera pas de vous un descendant d'Abraham si vous ne l'êtes pas.
Si vous n'êtes ni descendant d'Abraham, ni Israélite, ni גר "guèr" (singulier de guèrim) "étranger" (non Israélite établi parmi les Israélites), au sens strict vous n'êtes concerné(e) que par très peu de mitsvot (commandements).
Cependant, je vois deux problèmes dans ce raisonnement au "sens strict". 1/ De nos jours, nous ne savons plus qui est descendant d'Abraham, ni qui est Israélite parmi les descendants d'Abraham. 2/ Si l'on prend l'exemple des commandements tels que "ne vole pas" ou "ne commets pas d'homicide", etc. (Exode, XX ,13), au sens strict ils sont énoncés au peuple d'Israël uniquement. Il est donc difficile de dire, au regard de tels commandements, "vous n'êtes pas concerné(e) si vous n'êtes ni Israélite ni גר "guèr" "étranger" ".
Ma recommandation : si vous avez des raisons de penser que vous pouvez être descendant d'Abraham, voire Israélite, alors il vaut mieux pratiquer l'ensemble ou autant que possible.
En ayant adopté la Foi d'Israël vous pouvez également pratiquer par choix personnel.
Chaque cas est donc différent, autant que personnel.
La Foi d'Israël croit en la réincarnation (cf. page de présentation ), c'est à dire au retour à la vie terrestre. Si vous n'êtes pas Israélite en cette vie, vous le serez peut-être dans une suivante.
- Retour au sommaire -



Je suis une femme mariée et israéliste. Dois-je avoir la tête couverte ?
Non. C'est une pratique du judaïsme. La Tora n'a jamais exprimé un tel commandement.
Le judaïsme se base sur un cas d'épouse soupçonnée d'adultère (Nombres, V, 12-31). Elle devait être présentée devant l’Éternel et, selon la compréhension du judaïsme, sa tête devait être "découverte" (ôter un fichu, foulard, châle ou autre couvre-chevelure). Le raisonnement du judaïsme a donc consisté à dire :
"Si sa tête devait être découverte, c'est donc qu'elle avait la tête couverte. Toutes les femmes mariées doivent donc avoir la tête couverte".
Il y a deux problèmes dans ce raisonnement :
1/ En demandant à toutes les femmes mariées de se couvrir la tête, le judaïsme traite toutes les femmes mariées comme une femme soupçonnée d'adultère. En d'autres termes, ceci revient à soupçonner toutes les femmes mariées.
2/ La compréhension du judaïsme est fausse sur un terme. Les mots du verset 18
ופרע את ראש האשה ont été compris et traduits par "il (le כהן Cohen, le Prêtre) lui découvrira la tête" au lieu de "il lui échevellera la tête". La tête (chevelure) de cette femme soupçonnée d'adultère devait donc être échevelée et non "découverte".
- Retour au sommaire -


* * * * * * *


Questions diverses

On parle d'un substitut de porc "cacher" (כשר "casher", "kasher", "kosher"). Est-ce bien "cacher" ?
Avant tout : pour rappel, la consommation de porc n'est pas autorisée par la Tora (lire le Lévitique chapitre XI).
Depuis novembre 2011, on entend dire dans le monde juif que les autorités rabbiniques, en Israël, pourraient autoriser l'importation d'une viande au goût de porc. Il s'agirait en fait d'une viande de volaille (poules, poulets dans un projet commercial, et, ultérieurement, peut-être d'autres volailles comme la dinde). Plus qu'une simple viande, ce serait toute une recette avec additifs, exhausteurs de goûts et autres adjuvants, qui conduirait la viande de volaille, base de la recette, à un produit fini au goût de porc. Tous les ingrédients seraient כשר "cachers".
Je profite de cette occasion pour indiquer que le mot כשר "cacher" n'est pas dans la Tora. C'est un mot du judaïsme, utilisé par extension dans le sens de "conforme à la Tora".
Cette viande "goût-porc" cachère n'est pas une nouveauté en soi. Nous avions déjà depuis quelques années les "crevettes cachères" par exemple. Là encore, il ne s'agit pas vraiment de crevettes (écrevisses, homards ou autre crustacés) mais de chair d'un poisson autorisé (souvent du colin) amené à un goût de crevette (ou autre crustacé).
Cependant, les restaurants "cachers" affichent "crevettes" à leurs menus, et les clients les moins instruits (qui sont nombreux) peuvent croire que les crevettes sont cachères. Car, et de plus, la forme de crevette est aussi respectée. Au restaurant ou au supermarché cacher ces aliments sont servis ou vendus (surgelés le plus souvent) avec une forme de crevette débarrassée de son exosquelette.
Bien-sûr, à côté du mot "crevette", dans cet exemple, un astérisque (*) renvoie quelque part où le consommateur "cacher" peut lire, s'il y arrive, "substitut de crevette". A lui de comprendre avec cela qu'il ne s'agit pas de vraies crevettes, mais d'un aliment fait d'un poisson "cacher" avec d'autres ingrédients cachers aussi.
Si tout cela n'est pas une supercherie, je ne sais pas ce qu'est une supercherie.
Si tout cela n'est pas égarant, je ne sais pas ce qui est égarant.
Je me souviens de quelques études d'ouvrages rabbiniques, que je ne citerai pas, desquels le rabbin qui dispensait son cours lisait des "interdits" (rabbiniques) tels que, je cite :
"il est interdit de laisser du linge sécher le jour du Shabatt, de peur qu'un passant juif pense qu'il a été étendu le Shabatt". Fin de citation.
Je trouvais ridicule un tel raisonnement, inqualifiable, fait sur la base d'un hypothétique passant qui, de plus, suspecte sans raison, etc. Je trouvais aussi révoltant "l'interdit" qui en était exprimé. Autre exemple, entendu de mes oreilles encore, je cite :
"le riz est interdit durant la fête de Pessah, de peur qu'il ne soit confondu avec du blé". Fin de citation.
De tels exemples indiquent combien le rabbinisme a peur de la confusion, sauf pour des exemples aussi importants que le porc et les crevettes.
Par ailleurs, il est encore possible que ce "porc cacher" ait été autorisé pour donner raison à une ânerie que j'ai entendue plus d'une fois. Je la cite :
"à l'époque messianique, on mangera du porc, car il se mettra à ruminer". Fin de citation.
Je ne sais pas d'où c'est tiré ni sur quoi c'est fondé, comme énormément d'autres âneries entendues.
Avec des âneries qu'on nous fait avaler, on nous fait aussi manger de l'âne (pas cacher).
Une autre encore, entendue aussi, prétend qu'à l'époque messianique nous aurions deux cœurs, parce que dans le texte du "chéma Israël" le mot לב "lèv" (cœur en hébreu) est écrit לבב "lévav" avec deux ב (lettre "bett").
Pour en plaisanter, on peut remarquer qu'il existe de nos jours des ordinateurs dits "double cœur".
Mais, personnellement, je n'ai plus le cœur à plaisanter. J'en ai eu assez d'avaler âneries et salades. C'est pourquoi je ne suis plus juif, mais israéliste .
Ma recommandation : je ne vois aucun intérêt spirituel ou religieux à la consommation de ces aliments dits "substituts", mais plutôt le contraire : un égarement.
Personnellement je n'en consomme pas.
Je ne me sens pas le droit moral "d'autoriser" ou "interdire" comme le font les autorités rabbiniques, mais le devoir moral d'éclairer : stricto sensu ces aliments sont conformes à la Tora, mais je n'encourage pas l'égarement risqué par leur consommation.
- Retour au sommaire -



Le mur des lamentations n'aurait pas été construit par Hérode !
Novembre 2011. Des archéologues travaillant pour l'autorité officielle des antiquités, en Israël, ont annoncé la mise au jour de pièces de bronze trouvées sous les fondations du mur dit "des lamentations" (cette appellation est propre à la francophonie). Ces pièces auraient été fabriquées une vingtaine d'années après la mort d'Hérode premier ("le Grand") à qui était pourtant attribuée la construction de ce mur.
Ces pièces ayant été trouvées sous les fondations, le mur, ou au moins cette partie, est donc une construction ultérieure. Par conséquent, ce mur, ou au moins cette partie, ne serait pas l’œuvre d'Hérode.
Depuis des siècles, les Juifs, des plus fervents et pratiquants jusqu'au moins croyant, prient devant ces pierres et, de nos jours, les adoreraient presque, au point de marcher à reculons pour ne pas tourner le dos au mur.
Mais, pourquoi ?
Hérode était un roi détesté par les Juifs. Il n'était pas roi comme l'ont été Saül, David, Salomon, c'est à dire désigné par l’Éternel (par un prophète) pour régner sur les Israélites. Hérode fut placé sur le trône de Jérusalem par l'occupant romain. C'est une des raisons pour lesquelles il était détesté des Juifs.
En utilisant les techniques de l'occupant, Hérode reproduisit la culture romaine en construisant un théâtre et un amphithéâtre à Jérusalem. Puis il aurait reconstruit le Temple de Jérusalem ou étendu son esplanade.
Concernant le Temple : un premier Temple fut construit par Salomon (datation estimée : il y a environ 2900 à 3000 ans). Il fut détruit par les Babyloniens il y a environ 2600 ans. Puis il fut reconstruit quelques décennies plus tard. Cette reconstruction est appelée "second Temple).
Hérode aurait donc reconstruit ou étendu le "second Temple". (Il existe différentes versions et sources. Il est difficile de penser que le Temple était détruit au point d'être reconstruit. Il s'agirait davantage d'une rénovation en même temps que d'un agrandissement du plateau naturel formé par le Mont du Temple).
Le "mur des lamentations" est un mur de soutènement de cette esplanade étendue. Le Temple avec les extensions de cette période est parfois appelé aussi "Temple d'Hérode". Il fut détruit par les Romains en 70 de l'ère chrétienne.
Ce Temple n'aurait jamais été agréé par l’Éternel (déjà écrit dans ma page web l'armée rabbinique ). Pour quelle bonne raison l'aurait-il été ? Aucune.
Un seul Temple aurait été agréé par l’Éternel : celui dit de Salomon. Aucun autre ne l'aurait été depuis. Car, diverses occupations étrangères se sont succédées à Jérusalem, indiquant que l'Eternel s'était détourné des Israélites devenus éloignés de la Tora.
Alors pour quelle bonne raison les Juifs révèrent ce mur, construit par un roi illégitime et lors d'une occupation païenne ? Aucune.
La découverte de ces pièces de bronze apprennent qu'il n'y a pas eu de transmission des connaissances de génération en génération, comme aime le prétendre le judaïsme. Si tel avait été le cas, il aurait été su, de nos jours, que ce mur n'a pas été construit par Hérode. Hors du monde juif, ceci signifie qu'après sa construction l'histoire a attribué celle-ci à Hérode.
Ceci signifie aussi, et surtout, qu'après sa construction le judaïsme lui a attribué une importance religieuse qu'il n'avait probablement pas à l'époque d'Hérode, celle du Temple ou de la construction de ce mur. Car, même en le supposant en partie construit par Hérode, de même que le Temple, un roi, gouverneur ou dirigeant qui n'est pas du choix de l’Éternel, et en période d'occupation étrangère (romaine à l'époque d'Hérode), ne peut être un roi d'Israël. Il n'est pas possible de penser qu'un Temple édifié reconstruit ou rénové par un tel personnage et durant une telle occupation, païenne, ait pu être agréé par l’Éternel. Le roi David lui-même n'a été autorisé à construire un Temple (son fils Salomon l'a fait).
En définitive, et même sans la découverte de ces pièces, il est clair que ce mur n'a rien de "saint", ni même un intérêt religieux, mais un seul intérêt historique, archéologique.

Personnellement, né juif, je regrette d'y avoir prié moi aussi. Mais, peut-on regretter d'être né dans le judaïsme et d'y avoir été instruit ? Non. Je ne peux que remercier l’Éternel de m'avoir mieux instruit et fait trouver un meilleur chemin. Je ne suis plus juif, mais israéliste .
J'espère voir de mon vivant le rétablissement d'un véritable Temple, agréé par l’Éternel, et ne plus entendre parler de "lamentations".
Il existe plusieurs versions sur l'origine de cette appellation (selon l'une d'elles, elle viendrait des Britanniques, eux-mêmes l'auraient traduite de l'arabe).
Selon moi, elle viendrait des lamentations particulières récitées par les Juifs lors du jeûne du 9 av (jeûne du judaïsme) prétendue être la date de la destruction du Temple de Salomon. Ces lamentations, tirées du livre du prophète Jérémie, sont aussi appelées "jérémiades" dans la francophonie.
- Retour au sommaire -