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La Foi israéliste : notions de base

 
Cette page se lit et se comprend conjointement avec sa consœur sur les termes et définitions. Ne manquez pas de vous y référer régulièrement.

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Il est important de souligner que ce qui suit n'est pas l'avis d'une personne ou plusieurs, mais ce qui se détache de l'étude biblique. Les références, uniquement bibliques, sont citées.
Si vous n'avez jamais lu la Bible, au moins le Pentateuque (cinq premiers livres de la Bible) vous ne comprendrez rien à ce qui suit, et vous le rejetterez. Lisez le Pentateuque avant d'étudier cette page web, ou simultanément.
 

 
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La reproduction, la traduction, l'utilisation intégrale ou partielle des termes, des définitions, des idées, sont interdites et font appel au droit d'auteur.

Aux plagiaires pilleurs d'idées, fruit du travail des autres : merci de vous en abstenir.

En hébreu un commandement se dit une מצוה "mitsva", au pluriel des מצות "mitsvot".

Des compléments peuvent être ajoutés. Dernière mise à jour : 28 septembre 2011.



Avec cette page, d'autres études sont aussi disponibles : sommaire des études
Une autre dite "FAQ" (forum aux questions) la complète. Israélisme : FAQ


Sommaire de cette page :

1 - Juif, Israélite, Hébreu, Sémite ?
2 - Sens du mot " juif "
3 - Pourquoi seulement les "Juifs" ("Judéens")
4 - Juifs et persécutions
5 - Les patriarches
6 - La nation d'Israël
7 - Moïse
8 - Dans le désert
9 - Les écrits
10 - Les prophètes
11 - La "loi orale"
12 - Le rabbinisme
13 - L'exil
14 - Les tribus "perdues" d'Israël
15 - L'état "moderne" d'Israël
16 - Les Prêtres
17 - La Foi d'Israël
18 - Le messie
19 - Comment prononcer Israël ?

Juif, Israélite, Hébreu, Sémite ?
Juif et Israélite sont des termes souvent utilisés en synonymes. Toutefois, deux sens distincts devraient leur être accordés (se reporter à la rubrique sens du mot "juif").
La langue française a parfois employé le terme "Israélite", mais il est tombé en désuétude lors de la création de l'état d'Israël (rubrique L'état "moderne" d'Israël), le langage confondant souvent Israélien et Israélite (nationalité israélienne et religion israélite).
Selon les lieux et les époques, certaines populations ont aussi évité de prononcer le mot "juif", celui-ci ayant pris pour elles une consonance péjorative, voire injurieuse, à cause de vivaces idées anti juives. Ces idées créèrent les persécutions qui ont poursuivi les "Juifs", rendus "personnes indésirables, non fréquentables". Les "Juifs" étaient alors un sujet à ne pas aborder, et "juif" un mot à ne pas prononcer. Aujourd'hui encore, il arrive d'entendre certaines personnes âgées (non "juives") s'excuser avant de prononcer le mot "juif" si elles doivent le dire dans une conversation. Certaines autres (des personnes d'origine italienne, par exemple, mais pas seulement) contournent le mot "juif" et disent "les Hébreux", pour ne pas dire "les Juifs". Parfois le terme israélite revient, utilisé à bon escient.
D'autres personnes encore, qui n'osent dire "juif", emploient un terme aux syllabes inversées, "feu-jui", qui a donné "feuj". Ce dernier terme est issu du langage familier. Il est péjoratif, voire injurieux. Même s'il n'est pas employé comme tel, il ne vaut pas mieux que les termes comme "youpin".

Dire "feuj" n'est pas respectueux du terme d'origine, qui, lui, devrait être prononcé avec le respect et la dignité qui lui sont dus.

Dire "feuj" n'est pas respectueux envers les Juifs.

Il est extrêmement regrettable que ce mot familier, "feuj", soit employé, et, de surcroît, par les Juifs à leur propre adresse.

Concernant le mot "Hébreux", ce terme vient de la langue hébraïque, du verbe לעבר (se prononce "lahavor") signifiant "traverser". C'est Abraham qui est appelé העברי "l'Hébreu" dans la Tora (Genèse XIV, 13). Ce serait pour avoir traversé l'Euphrate, afin de se rendre au pays de Canaan, qu'il fut appelé "l'Hébreu". Abraham fut le père de plusieurs nations, dont les Israélites. Cette remarque pourrait conduire à appeler "Hébreux" tous les descendants d'Abraham, les Israélites et les autres descendants d'Abraham. Cependant, la Tora semble n'appeler עברים "Hébreux" que les Israélites (descendance d'Abraham de la branche d'Israël) (se référer à Exode II, 6 ; Exode V, 3, entre autres références). Il n'est pas trouvé d'exemple sans confusion possible, dans le texte biblique actuellement connu, en lequel עברי "Hébreu" ou עברים "Hébreux" serait employé à propos d'autres descendants d'Abraham que les Israélites.
Le terme "sémite" vient du nom de Sem. Sem était un des fils de Noé (Genèse, V, 32). Une descendance importante lui est citée (Genèse X, 1). Parmi cette descendance se trouve Abram (dont le nom fut changé en Abraham). Cette lignée (par les pères) est clairement indiquée en Chroniques I, chapitre I, verset 24 et suivants. Abraham a eu aussi une nombreuse descendance, et fut le grand-père d'Israël.
Le terme "sémite" concerne donc tous les descendants de ces personnages depuis Sem. Les Israélites ne sont qu'une partie des Sémites.
De nos jours "antisémite" est souvent employé dans le sens de "anti juif", "hostile aux Juifs" (même les dictionnaires donnent cette définition, font cette erreur). "Antisémite" est aussi employé dans le sens de "anti israélien". Ce sont des erreurs très courantes, commises aussi en Israël, malheureusement.
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Sens du mot " juif "
Le mot "juif" vient du nom hébreu יהודה , qui se prononce "Yéhouda".
יהודה Yéhouda était un des douze fils d'Israël. Yéhouda a été nommé "Juda" dans les traductions de la Bible.
Yéhouda a engendré des fils, ceux-ci ont eu à leur tour une descendance, et ainsi de suite durant des générations, jusqu'à former une nombreuse famille. Cette famille, la famille de Yéhouda, est aussi appelée tribu, la tribu de Yéhouda.
Un descendant de cette tribu est un יהודי "Yéhoudi", c'est à dire un membre de la famille de Yéhouda.
En langue française Yéhoudi est traduit par "Judéen", et la terre de la tribu de "Juda" est la "Judée". La Judée est une partie du territoire d'Israël, celle qui fut donnée à la tribu de Yéhouda parmi les autres tribus d'Israël.
De l'hébreu Yéhoudi, les Grecs ont adopté la forme Ioudaios, dont les Latins ont tiré judaeus, ce qui a donné juif en langue française. Le F qui termine le mot français est mal expliqué.
De même que Yéhouda, les autres fils d'Israël ont eu leurs descendants. Ceux-ci, au fil des générations, ont formé de grandes familles (ou tribus). L'ensemble des familles (ou tribus) d'Israël a formé la nation d'Israël.
Un descendant d'Israël est un ישראלי "Israéli", c'est à dire un membre de la famille d'Israël. Ainsi, un membre de la famille de דן Dan, par exemple, est à la fois un Dani et un Israéli, de même qu'un membre de la famille de Yéhouda est à la fois un Yéhoudi et un Israéli. En langue française un Israéli se dit un "Israélite".
Il est aisé de comprendre que le mot Juif, issu de Yéhouda, ne désigne qu'une seule tribu d'Israël, celle de Yéhouda. L'emploi du mot Juif à propos de tous les Israélites et de la Foi d'Israël est une erreur qui s'est perpétuée pendant longtemps, une erreur encore très répandue aujourd'hui, malheureusement.
Pour parler de la Foi d'Israël, il conviendrait de parler d'israélisme, terme nouveau (apporté en juin 2009), et non de judaïsme.
L'israélisme n'est pas une nouvelle religion, mais une très ancienne religion. Elle est bien connue : c'est celle du Pentateuque (Pentateuque ou Tora : cinq premiers livres de la Bible). L'israélisme est la religion d'Israël, aujourd'hui à faire renaître et à rétablir.
Un fidèle de l'israélisme est un Israéliste (second terme nouveau apporté à la langue française. La terminaison "iste" est la même que dans bouddhiste, pentecôtiste ou encore hindouiste). Un fidèle du judaïsme est un Juif. Concernant cette dernière religion, le judaïsme, elle est née du "rabbinisme". Le judaïsme est une religion rabbinique, entre autres religions et courants rabbiniques. Si le judaïsme est bien une religion issue de la Foi d'Israël, comme d'autres religions encore, le judaïsme n'est pas la religion d'Israël. Lire aussi la rubrique Le rabbinisme.
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Pourquoi seulement les "Juifs" ("Judéens")
Des douze tribus d'Israël, pourquoi parle t-on seulement des Juifs (Judéens, la tribu de Juda) ?
Il y a environ 2600 ans, Nabuchodonosor, roi de Babylone, bat Sédécias, roi de Juda. A cette époque un schisme avait divisé la nation d'Israël en deux royaumes : le royaume d'Israël et le royaume de Juda. Nabuchodonosor déporta la population du royaume de Juda (ce ne fut pas l'ensemble du peuple d'Israël). Les déportés Judéens en terre étrangère furent alors appelés יהודים "Yéhoudim", du nom de leur tribu ( יהודה Yéhouda). (Pour rappel : en langue française "Yéhoudim" donna "Juifs", via Ioudaios et Judaeus, cf. ci-dessus).
C'est à partir de ce premier exil, à Babylone, qu'on appela ces déportés en terre étrangère des יהודים "Yéhoudim", "Juifs".
C'est de la déportation et des langues étrangères à l'hébreu que vient le mot "juif". Il ne désigne que les Judéens, qui ne constituent pas l'ensemble des Israélites.
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Juifs et persécutions
Certaines langues ont conservé le nom "Juda" prononcé "Youda", sans déformation par Ioudaios, Judaeus, Juif. Tout "Juda" "Youda" "Juif" fut alors confondu avec un autre personnage du même nom dans le canon chrétien. Ce "Juda" (ou "Judas") du canon chrétien est associé à la traîtrise. Il est accusé d'avoir, par un baiser, désigné Jésus aux soldats romains et l'avoir ainsi livré à la mort.
Si ce "Youda/Juda" (ou "Judas") avait porté le nom de Barthélemy, Matthieu, Thomas ou un autre, il n'y aurait pas eu autant de confusion entre ce "Juda" et tous les "Youda/Juifs", et donc peut-être moins de haine et persécutions envers tous les "Youda/Juifs", qui les ont subies durant des siècles.
Le S qui, en langue française, termine le nom de ce personnage ("Judas") a probablement été ajouté pour le distinguer des autres personnages bibliques du même nom ("Yéhouda", en langue française "Juda"). Cependant, ce n'est qu'en langue française, et ce S ne se prononce ni ne s'entend. La confusion a donc été vivace, et le mal avec.
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Les patriarches
L'homme d'Eden, communément appelé "Adam", est le premier ancêtre de la nation d'Israël. C'est le premier patriarche d'Israël. Le livre de la Genèse, בראשית, énonce la descendance d'Adam sur plusieurs générations. Parmi les personnages importants de cette descendance se trouve Noé, puis Abraham. Ce sont aussi des patriarches. Abraham est le père d'Isaac. Isaac est le père de Jacob. Jacob fut nommé "Israël" (Genèse XXXII, 29).
C'est cette lignée : Adam, ... Noé, ... Abraham, Isaac, Jacob-Israël, qui est celle de la nation d'Israël.
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La nation d'Israël
Israël est le second nom donné à Jacob (deux noms pour un même personnage). Jacob-Israël a eu douze fils et une fille. Ses fils ont eu des descendants à leur tour. De génération en génération, les descendants d'Israël sont devenus nombreux et ont formé une nation : la nation d'Israël. Ces descendants sont les Israélites.
Jacob-Israël est le père de cette nation, au sens propre du terme, c'est son patriarche. (Nation : communauté humaine, le plus souvent installée sur un même territoire, qui possède une unité historique, ethnique, linguistique et culturelle plus ou moins forte.)
On est Israélite par son père (non par sa mère comme le prétend le judaïsme. On est Israélite si le père est Israélite, même si la mère n'est pas Israélite. Tous les exemples et personnages bibliques indiquent que l'appartenance à la nation d'Israël s'établit par le père.
On est Israélite par filiation exclusivement. C'est pourquoi, lorsque la Bible nous présente un personnage, elle nous indique sa filiation (untel, fils de x, fils de y, ...). Il s'agit toujours de la filiation par le père. Certains personnages bibliques dont la filiation est inconnue, tel que Job, sont des personnages dont l'existence est mise en doute par nombre d'érudits, tant dans le judaïsme et le christianisme que dans l'israélisme.
Choisir la Foi d'Israël, s'y convertir, est bien sûr chose possible, souhaitable et souhaitée. Cependant, cela ne peut rendre Israélite la personne qui se convertit, la filiation d'une personne étant immuable.
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Moïse
Plusieurs siècles après Abraham, alors que la nation d'Israël s'était installée en Egypte, l'Eternel se révéla à Moïse et lui demanda de guider les Israélites vers une autre terre, promise par l'Eternel depuis Abraham pour sa descendance.
Le pharaon refusa de laisser partir les Israélites qui, au fil des générations, avaient été réduits à l'esclavage. L'Eternel affligea alors l'Egypte de plusieurs "plaies", et les Israélites partirent d'Egypte, guidés par Moïse.
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Dans le désert
Manquant de confiance en l'Eternel, et ayant décrié la Terre Promise, les Israélites ne purent bénéficier aussitôt de celle-ci. Ils subirent une errance de quarante années dans plusieurs lieux désertiques.
Depuis le départ d'Egypte, sur les ordres de l'Eternel, Moïse institua de nombreuses lois et préceptes. C'est le premier code écrit et le premier Droit protecteur de l'humanité. Bien des codes civils, dans plusieurs états actuels, sont basés sur le modèle biblique (même si les sociétés dites modernes l'ont oublié ou en réfutent le fait).
Ces lois et préceptes sont connus en hébreu sous le nom de מצוה "mitsva" au singulier, מצות "mitsvot" au pluriel.
Le judaïsme comme l'hébreu "moderne de l'homme de la rue" emploient aujourd'hui le mot mitsva dans le sens de "bonne-action" ("j'ai fait une mitsva" est souvent dit pour "j'ai fait une bonne action"), ce qui est faux.
Une mitsva est un ordre, un ordre Divin ou "commandement". Les mitsvot furent instituées par Moïse à son époque, sur injonctions divines.
Il est faux de limiter les commandements au décalogue (décalogue : dix commandements). Celui-ci n'est qu'une partie. On compte plusieurs centaines de mitsvot.
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Les écrits
L'ensemble des lois, préceptes et principes institués par Moïse sont appelés Tora, ce qui se traduirait au mieux par "doctrine".
Sur les ordres de l'Eternel, Moïse consigna rigoureusement la Tora par écrit. Ses écrits furent légués aux Prêtres de l'Eternel, pour Israël. Ils accompagnaient l'Arche d'Alliance (Deutéronome, XXXI, 24-26, entre autres versets). Les écrits originaux et l'Arche d'alliance sont aujourd'hui introuvables. La Tora actuellement connue serait postérieure à l'établissement d'un roi en Israël (lire "La Bible Plus Justement", commentaires des versets Genèse, XXXVI, 31, et Exode, XVI, 35). Elle aurait été réécrite et transmise de génération en génération, non sans altération toutefois. Elle est au moins indéniablement incomplète (lire "La Bible Plus Justement" : à la fin du Deutéronome, il manque deux tribus dans les bénédictions de Moïse).
Pour ses écrits Israël est aussi appelé le "Peuple du Livre".
La transmission orale n'est que de courte durée. Elle se déforme, s'altère, se perd. La francophonie connaît ce dicton : "les paroles s'envolent, les écrits restent."
Les écrits actuellement connus ont été regroupés en un ensemble appelé en hébreu חומש, en français "Pentateuque", parce qu'il est composé de cinq livres.
Ces livres sont : la Genèse בראשית (se prononce en hébreu "béréchit"), l'Exode שמות (se prononce en hébreu "shémot"), le Lévitique ויקרא (se prononce en hébreu "vayikra"), les Nombres במדבר (se prononce en hébreu "bémidbar"), le Deutéronome דברים (se prononce en hébreu "dévarim"). Ces cinq livres forment la תורה Tora.
A ceux-ci s'ajoutent d'autres écrits appelés "Prophètes", et d'autres encore appelés "Hagiographes".
Le regroupement de ces écrits (Tora, Prophètes, Hagiographes) est appelé "Bible".
D'autres écrits ont été écartés de la compilation biblique. Celle-ci a été faite par le rabbinisme, qui établit sa sélection. Ces textes écartés de la Bible, bien qu'aussi intéressants que d'autres, sont appelés "apocryphes", du latin "apocryphus", du grec "apokruphos" signifiant "secret", d'où le nom d'apocryphes parce que le rabbinisme, selon ses branches, a tenu à garder des secrets.
Les écrits actuellement connus sont la source la plus ancienne et la moins altérée dont dispose l'humanité. Ils sont à étudier avec intérêt, mais aussi circonspection.
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Les prophètes
Un prophète est un porte-parole de l'Eternel (Deutéronome XVIII, 18). Ne peut se déclarer prophète qui veut, ni être déclaré comme tel par qui le voudrait. Un prophète répond aux conditions qui suivent.
Le livre du Deutéronome (chapitre XVIII, versets de 18 à 22) nous éclaire pour établir une définition au mot prophète, et pour reconnaître qui serait un faux prophète.
1/ un prophète doit être un Israélite (un descendant de Jacob-Israël cf. ci-avant : La nation d'Israël) car le verset Deutéronome, XVIII, 18, précise מקרב אחיהם "du milieu de leurs frères", et ne dit pas מקרב עמם "du milieu de leur peuple". (Peuple d'Israël : Israélites + non-Israélites établis parmi les Israélites).
2/ ) un prophète agit sur l'ordre de l'Eternel exclusivement (versets 18 et 20), et parle en son nom (verset 22).
3/ un prophète qui parle au nom de l'Eternel dit ce qui lui a été ordonné de dire sans s'en écarter.
4/ un prophète annonce quelque chose à l'avance, et (lire la suite).
5/ ce qui a été annoncé doit se réaliser (le verset 22 s'exprime au futur. Si ce qui a été annoncé n'arrive pas (ולא יהיה ולא יבא "ne sera ni ne viendra") il s'agit alors d'un faux prophète. Fut-il faiseur de prodige, il peut s'agir d'un faux prophète, se référer au livre du Deutéronome, XIII, 2-5).
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La "loi orale"
Parler de "loi orale" et de "Tora orale" sont des erreurs très populaires, et très difficiles à redresser.
La Tora est écrite. Aucune mitsva n'émane d'une quelconque "Tora orale" ou "loi orale". Toutes les mitsvot proviennent de la Tora, et seulement de la Tora (elles sont donc écrites).
Bien entendu, parallèlement à la Tora, la mémoire collective avait des connaissances supplémentaires, complémentaires, qui éclairaient encore les mitsvot (lois ou commandements). Un exemple : les ציצת "tsitsith" (ou peut-être "tsitsoth"). La seule signification de ce mot provient de la mémoire collective, ou devrait en provenir. Car, malheureusement, celle-ci est très défaillante, altérée.
Pour la majorité des Juifs d'aujourd'hui, les ציצת "tsitsith" sont des fils de laine qui pendent aux quatre angles d'un vêtement rectangulaire déclaré comme tel.
En réalité, la Tora demande de faire à ses vêtements des "tsitsith", ce qui serait vraisemblablement des "tresses". Elles seraient d'un nombre de fils (ou brins de laine) non précisé, et d'un mode de tressage non précisé non plus. A cette tresse, la Tora demande d'y ajouter un autre fil, peut-être aussi une "mèche" ou un "cordonnet" (traduction difficile) de couleur azur. De nos jours, la mémoire collective a oublié comment étaient faites ces tresses, elles étaient peut-être faites différemment, au choix des individus. On a même oublié que ces tresses et ce cordonnet qui y était ajouté étaient choses distinctes. On a encore oublié la couleur précise de ce cordonnet, on n'en connaît même pas la nuance, sinon qu'elle devrait se rapprocher de l'azur. Certains prétendent que ce serait l'azur "soleil couchant", aux nuances pourpres. En fait, nul ne le sait, ni ne pourrait le prétendre avec affirmation, encore moins avec certitude. Le mode de teinture de la laine et la composition de la teinture bleue se sont perdues.
En hébreu d'aujourd'hui, le mot ציץ "tsits" signifie "bourgeon" et ציצת "tsitsith" se traduirait par "touffe".
- La proximité des deux mots n'est-elle qu'une homonymie ?
- Les "tresses", s'il s'agit bien de cela, étaient-elles roulées en forme de bourgeon, et non pendantes comme le font les fidèles Juifs (rabbiniques) de nos jours ?
- Ou encore les "tsitsith" étaient-ils de petites touffes de laine au liseré bleu, cousues aux pans des vêtements ?
Ce sont toutes ces connaissances qui, en marge de la Tora (écrite), éclairaient celle-ci. C'est ce qu'il y avait de transmission orale : des informations complémentaires et importantes, mais non des lois.
Beaucoup de ces connaissances se sont perdues au fil des siècles.
La notion de "Tora orale" ou "loi orale" est propre au judaïsme (religion rabbinique). Cette religion est née d'autorités religieuses autoproclamées et défendues par le peuple. Ces "autorités" ont reconnu la perte des leurs connaissances. Un célèbre rabbin, il y a environ 18 à 19 siècles, disait à son époque que la transmission orale était "méconnaissable". Il entreprit alors de regrouper par écrit les connaissances qui lui étaient parvenues de ses prédécesseurs.
Dans l'exemple des "tsitsith", les Juifs les font aujourd'hui de fils de laine laissée sans coloration. Les Juifs sont d'ardents défenseurs d'une prétendue "loi orale" qu'ils reconnaissent déformée, déficiente, mais qu'ils soutiennent pourtant avec virulence.
De nos jours, les pratiques traditionnelles provenant d'influences étrangères et de l'exil, provenant aussi des superstitions, des croyances, des légendes, de l'ésotérisme et d'autres facteurs encore, intégrés par le judaïsme, ont largement pollué la transmission orale du savoir qui complétait la Tora écrite. (Quelques exemples : bains rituels, héné, craintes populaires telles que : Satan, dibbouk, Golem, aïne ara, etc. ...).
Bien du savoir s'est perdu, cependant, l'étude sérieuse de la Tora permet de comprendre, retrouver et redresser.
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Le rabbinisme
Lorsque l'on parle de judaïsme, il faut bien savoir qu'il s'agit d'une religion rabbinique, ou judaïsme rabbinique.
Les rabbins, uniques dirigeants et décisionnaires du judaïsme, sont des "guides spirituels" autoproclamés, des "autorités religieuses" auto instituées. Ils sont hélas maintenus et défendus par le peuple juif depuis des millénaires. Ces "guides" ou "autorités" sont cependant illégitimes.
Les véritables guides spirituels, parfois autorités, sont clairement désignés par la Tora : ce sont les כהנים Cohanim ("Cohanim" : pluriel de כהן "Cohen". Voir rubrique "Les Prêtres"). Dans le judaïsme un Cohen n'a pas vraiment de place ou rôle significatif, sinon quelques parties de la liturgie juive qui leurs sont attribuées. La plupart des Cohanim de nos jours sont malheureusement des fidèles du Judaïsme. Les Cohanim devraient être les premiers fidèles et gardiens de l'israélisme.
Outre les Cohanim, les autres guides ou autorités dans la Tora sont les prophètes (un prophète est un porte-parole de l'Eternel, à qui l'Eternel a ordonné mission. Lire la rubrique Les prophètes).
Nul rabbin vivant ou ayant vécu ne peut prétendre, comme les Cohanim et les prophètes, avoir reçu mission de la part de l'Eternel.
Le rabbinisme a donné naissance à plusieurs religions. D'entre elles, le "judaïsme", prétend être la Foi d'Israël. De fait, il s'agit d'une autre religion, une religion plus ou moins éloignée de la Foi d'Israël (ou israélisme). Cliquez ici pour connaître certaines différences entre israélisme et judaïsme.
Les deux religions sont malheureusement confondues, et le judaïsme supplante même la Foi d'Israël. La Foi d'Israël ou israélisme est malheureusement de nos jours quasiment inexistante, à redécouvrir et à faire renaître après des siècles de judaïsme rabbinique. C'est parce qu'il supplante la Foi d'Israël qu'il est nécessaire de parler du judaïsme, au contraire des autres religions nées du rabbinisme.
Bien qu'illégitimes, si les rabbins s'étaient avérés justes guides, ils mériteraient alors le respect. Malheureusement, ils ont contribué à l'égarement du peuple (cf. ce qui précède et suit, parmi d'autres reproches à leur faire).
Paroles de Moïse (Deutéronome IV 2) :
לא תספו על הדבר אשר אנכי מצוה אתכם
ולא תגרעו ממנו לשמור את מצות יהוה אלהיכם
"N'ajoutez rien à ce que je vous ordonne aujourd'hui, et n'y enlevez rien, afin de conserver les commandements de l'Eternel votre Dieu."

Si on ajoute des (prétendus) commandements, et si on enlève des commandements, alors, forcément, la Loi instituée par Moïse n'est plus la même.
Voici alors quelques exemples d'égarements du judaïsme :
- Port de la כפה ou כיפה "kippa" (kippah, kipa ou encore kipah : calotte ) : aucun fondement dans Tora.
- Bains rituels (מקוה "mikvé") après les menstruations : aucun fondement dans la Tora.
- Bains rituels (מקוה "mikvé") avant un mariage : aucun fondement dans la Tora.
- Bains rituels (מקוה "mikvé") pour la vaisselle : aucun fondement dans la Tora.
- Doublement des jours de fêtes religieuses : aucun fondement dans la Tora.
- Institution d'autres fêtes, périodes de deuil, etc... : aucun fondement dans la Tora.
- Obligation pour les femmes mariées de se couvrir la chevelure : aucun fondement dans la Tora. Une grossière erreur sur le sens d'un mot hébreu en est à l'origine.
Cette liste pourrait être allongée, mais établir l'inventaire exhaustif des aberrations rabbiniques du judaïsme ferait écrire des volumes. Ceux-ci pourraient être conclus par une dernière évidence : les rabbins ont oublié les paroles de Moïse citées précédemment.
Si les énormités rabbiniques sont hélas incontournables, elles ne constituent pas le but de cette page Internet.
Ces quelques exemples, pris parmi les moins discutables, ne sont pas les pires méfaits du judaïsme. Les pires sont vraisemblablement d'avoir affirmé qu'être juif signifie être israélite (et inversement) ; d'avoir imposé le judaïsme (rabbinique) en religion d'Israël ; d'avoir prétendu qu'une personne est "juive si sa mère est juive" et d'avoir appliqué cette "loi" à tout Israël durant des siècles. Le rabbinisme a ainsi évincé des Israélites du sein d'Israël.
Pour en savoir davantage sur ce sujet : cliquez ici.
Dans le judaïsme, lorsqu'un écrit ou ouvrage propre au rabbinisme est étudié, cette étude est dite "étude de la Tora". C'est totalement faux. Le prétendre fut une des nombreuses voies d'égarement des esprits.
Voici quelques exemples d'écrits ou ouvrages propres au judaïsme. Si vous entendez ces noms, sachez qu'ils sont propres à cette religion rabbinique. Ils ne sont pas de la Foi d'Israël, pas israélistes. Ouvrages rabbiniques : le Talmud, le Midrash, la Mishna, le Choulkhane aroukh, le Zohar, la Kabbale, la Guémara, ... (liste non exhaustive).
En plus de ces noms, que vous avez peut-être déjà entendus, il y a encore la "alakha". Il s'agit du "code de bonne conduite" selon la pensée rabbinique. Tout cela n'est pas la Tora, quoi qu'en disent les dirigeants rabbiniques et leurs fidèles.
Le judaïsme est une religion rabbinique qui supplante la Foi d'Israël (supplanter : "écarter et se substituer à")
Les différences les plus importantes entre israélisme et judaïsme (liste non exhaustive) sont indiquées en page termes et définitions.
Si les rabbins étaient de justes guides, Israël ne serait plus en exil.
A ce jour, 2000 ans de rabbinisme, environ, ont donné 2000 ans d'exil, environ.
Pour en savoir davantage sur les défenseurs du judaïsme rabbinique : écoutez en MP3 "L'armée rabbinique" (cliquez ici).

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L'exil
On parle d'exil parce que les Israélites ont été déportés, et dispersés parmi les autres nations (cf. : ce qui suit). Cependant une présence israélite en terre d'Israël a toujours subsisté, en même temps qu'une partie de la population fut déplacée (de force) ou exilée d'elle-même du fait des circonstances de l'histoire.
Les Israélites devraient vivre dans un royaume théocratique et en terre d'Israël, comme à l'époque des premiers rois.
Il ne pourrait s'agir de n'importe quelle théocratie, mais du retour de la pensée prophétique et de l'existence avérée de prophètes (porte-parole de l'Eternel).
Les rois Saül et David, qui ont régné sur Israël, ont été choisis par l'Eternel par voie prophétique. Par décision Divine, c'est parmi les descendants du roi David que se trouvent les héritiers de la royauté (second livre de Samuel, chapitre VII, versets 12-16). Malheureusement, dès l'époque de David, des velléités se sont faites ressentir pour séparer le royaume d'Israël en deux. Après le roi Salomon ce fut concrètement le cas : le royaume de Juda (tribu de David) et celui d'Israël (séparatiste au nord) coexistèrent.
A la suite d'invasions étrangères le peuple d'Israël a perdu sa terre. Une partie du peuple fut déportée (première déportation vers Babylone). Le Temple de Salomon (premier Temple) aurait été détruit lors de l'occupation Babylonienne, il y a environ 2600 ans.
Au fil des siècles et des invasions d'autres mouvements de populations ont mené des Israélites vers d'autres exils et d'autres nations.
Lors de l'occupation romaine, les royaumes de Juda et d'Israël furent rattachés à la grande province romaine de Syrie-Palestine (appellation romaine).
Après la destruction du Temple d'Hérode (dit "second Temple" de Jérusalem), lors de l'occupation romaine, suivie de la chute des derniers résistants israélites, le royaume de Juda (Judée) fut aboli par décision de l'occupant romain. Jérusalem fut déclarée citée romaine et interdite aux Judéens et autres Israélites. C'est le début du long exil d'Israël. Beaucoup d'Israélites se regroupent en Galilée, autour du lac כנרת Kinéret (lac de "Tibériade" est son appellation romaine).
Les Romains, dans leur volonté d'anéantir jusqu'à la mémoire des royaumes de Juda et d'Israël, donnèrent le nom de Palestine à cette région du monde, en souvenir des Philistins, antiques ennemis des Israélites.
Après les Romains, d'autres invasions et occupations étrangères se succédèrent sur la terre d'Israël.
Depuis la destruction du Temple de Salomon, il y a environ 2600 ans, l'Eternel ne s'est plus manifesté, n'a plus instruit de prophète. La cause principale est l'infidélité des Israélites envers l'Eternel. Si les rabbins avaient été de justes guides, le peuple d'Israël ne serait plus en exil.
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Les tribus "perdues" d'Israël
Les propos populaires parlent souvent d'une tribu perdue, parfois de deux ou dix, ou encore de douze tribus perdues (douze serait l'ensemble des tribus d'Israël, soit tous les Israélites). Ces propos ont rarement été entendus dans le judaïsme (à ne plus confondre avec l'israélisme). Le judaïsme n'a jamais dit ne pas connaître les siens, mais a plutôt prétendu le contraire, grâce à son système de "kétouba" (acte de mariage entre Juifs), et plus récemment encore grâce à la délivrance de "certificats de judéité".
Si parler d'une, deux, dix ou douze tribus perdues n'est pas vrai, il reste néanmoins que les tribus d'Israël ne sont plus reconnaissables de nos jours, à l'exception d'une seule tribu. L'unique tribu reconnaissable, sans jamais avoir été "perdue", est la tribu de Lévi. Elle est en effet reconnaissable par deux noms, devenus des noms de famille, Lévi et Cohen, qui ont été respectés et perpétués de génération en génération en une chaîne ininterrompue. Parmi les Lévites (Lévites : descendants de Lévi), les Cohanim (pluriel de Cohen) constituent une subdivision. Ce sont des Lévites descendants d'Aaron, frère de Moïse (Aaron et Moïse étaient tous deux Lévites). Les descendants de Moïse sont des Lévites, mais pas des Cohanim. Les descendants d'Aaron sont des Cohanim parmi les Lévites.
Si, grâce aux patronymes (patronyme : nom du père) conservés de génération en génération la tribu de Lévi est reconnaissable, onze autres tribus d'Israël restent néanmoins "perdues". Les croyances populaires pensent devoir chercher des égarés, des ignorés, des oubliés, aux confins de la planète, ce qui n'est pas tout à fait faux, sans toutefois être juste. Car, ce n'est pas tant une perdition géographique, mais surtout une perte d'identité. Le judaïsme en est une principale cause. En effet, en ayant supplanté la Foi d'Israël, et en ayant déclaré qu'on est Juif, donc Israélite selon le judaïsme, par la mère (ce qui est faux), le judaïsme a évincé des Israélites du sein d'Israël, c'est à dire tous ceux dont la mère n'était pas juive, et tous leurs descendants. Au fil des générations, la mémoire et la connaissance de leur identité furent perdues.
En réalité, la Bible ne fournit aucun exemple où l'ascendance maternelle serait une règle d'appartenance à Israël ou une de ses tribus. Seule l'ascendance paternelle compte. En termes plus simples : une personne est Israélite si son père est Israélite, même si sa mère n'est pas Israélite. Il en est de même tribu par tribu. Une personne est Lévite si son père est Lévite, etc. pour toutes les tribus.
Le judaïsme a transformé cette règle, l'a inversée, et s'est montré particulièrement hostile à l'exogamie (union avec une personne de l'extérieur de son groupe ethnique), plus précisément avec des femmes "non juives". Dans le cas d'une union entre un Israélite et une femme non israélite, les enfants de cette union étant considérés par le judaïsme comme des "non-Juifs", donc non israélites selon le judaïsme, le judaïsme a ainsi évincé un grand nombre d'Israélites. Ainsi, on peut alors, de nos jours, trouver des personnes nommées Lévi ou Cohen se disant "non juives", poussées hors d'Israël par le judaïsme. Parmi ces exclus, beaucoup se sont trouvés dans l'obligation d'abandonner la Foi d'Israël, voire de se convertir à une autre religion.
Le judaïsme a écarté ces personnes (parce que leur mère n'est pas juive ou leur ascendance par les mères n'est pas de mères juives), mais ces personnes nommées Lévi ou Cohen, de même que toutes les autres qui ne sont pas aussi reconnaissables par leur nom, sont pourtant bien des Israélites.
En plus d'avoir écarté des Israélites du sein d'Israël, le judaïsme a intégré des personnes selon ses règles d'appartenance et ses règles de conversion au judaïsme. Le judaïsme leur a délivré des certificats de judéité et/ou des "kétoubot" (pluriel de "kétouba" : acte de mariage entre Juifs, permettant de savoir qui est "juif" de mariage en mariage et de génération en génération). Cependant, ces personnes reconnues juives, donc israélites selon le judaïsme, ne sont pas des Israélites.
En résumé, le judaïsme a écarté de vrais Israélites du sein d'Israël, tout en intégrant et en déclarant "israélites" des personnes qui ne le sont pas. Les conséquences se sont perpétuées durant des siècles, touchant les douze tribus, celle de Lévi comprise (car les Lévites n'ont pas été épargnés par l'éviction pratiquée par le judaïsme, mais les noms de Lévi et Cohen ont été conservés).
Des douze tribus d'Israël il y a donc onze tribus perdues, puisqu'une seule tribu est reconnaissable grâce à deux patronymes conservés (sauf cas particuliers, changement de nom à cause des persécutions, etc.).
Cette tribu, celle de Lévi, a eu ce traitement particulier (conservation des patronymes, et donc de la filiation par le père) parce que les Lévites avaient un rôle particulier auprès de l'Eternel. Les Lévites étaient au service du Tabernacle (Résidence Divine durant les pérégrinations dans le désert), et, parmi les Lévites, les Cohanim avaient une fonction plus importante encore au service de l'Eternel (Cohen se traduirait par "Prêtre").
De nos jours le nom de Lévi connait quelques variantes orthographiques telles que Lévy. Selon les pays, des changements phoniques sont aussi intervenus, surtout au nom de Cohen, dont certaines formes l'ont, sauf erreur, mené jusqu'à Kahn, Cogan, et d'autres transformations encore. Une autre manière de "renommer" les Cohanim a aussi été opérée à partir d'un verset de la Bible. Le livre du Lévitique, chapitre XXI, verset 7, indique :
אשה זנה וחללה לא יקחו
"Une femme prostituée et déshonorée, ils ne prendront point."

Cet interdit, concernant le choix d'une épouse, s'adresse aux Cohanim, et la suite du verset explique qu'un Cohen est consacré.
Ceux qui n'ont pas respecté ce commandement selon les règles du judaïsme se sont vus "destitués" de leur nom de Cohen. Ils ont été nommés אזולי "Azoulay", ce nom étant composé des premières lettres des cinq mots de cette phrase en hébreu. Selon la mémoire collective du judaïsme, ceci aurait été fait afin de rappeler leur faute à ceux qui n'ont pas respecté cet interdit, et afin de connaître leurs descendants. Selon une autre version de la mémoire collective du judaïsme, il s'agirait de l'inverse. Ceux nommés "Azoulay", seraient au contraire les Cohanim qui auraient respecté ce commandement. Tous les autres Cohanim seraient alors des "faux", ou de "vrais destitués".
Il est bien malheureux de devoir le dire, mais, à l'évidence, les égarements du judaïsme, religion née du rabbinisme, n'ont été que plaies pour Israël. Les égarements du judaïsme ont égaré le peuple juif, et en supplantant la Foi d'Israël le judaïsme a perdu les Israélites. Les "tribus perdues" d'Israël le sont par ces faits. Et, hélas encore, les quelques ethnies ou branches tribales ayant vécu séparées du monde juif, tels que celles d'Ethiopie peut-être, ont été rattrapées par le judaïsme, converties au judaïsme, "judaïsées" et "rabbinisées", ce qui concrètement signifie qu'on a nié leur identité jusqu'à ce que, de fait, elles se soumettent au judaïsme.
Dans l'exemple de l'ethnie ou branche d'Ethiopie, elle serait née des amours de la reine de Saba et du roi Salomon. (Cette version est discutée, et le nom de cette reine n'est pas mentionné dans la Bible. Elle pourrait avoir eu le nom de Balkis ou Bilkis. Elle aurait régné sur un territoire qui, dans la géographie actuelle, s'étendrait du Yémen à l'Ethiopie). La mémoire collective de ces ethnies ou branches a été niée et anéantie. Le judaïsme s'est imposé à elles, avec ses lois, telles que la judéité par la mère, entre autres.
Aberration, incongruité, outrage, le judaïsme est parfois allé jusqu'à imposer une "seconde circoncision" à ces personnes. Bien sûr, une telle absurdité ne pouvait physiquement être opérée une seconde fois sur un homme déjà circoncis. Cependant le judaïsme s'est bien imposé, en exigeant une "tipat dam" une "goutte de sang". La négation a été poussée jusque là, et l'humiliation avec.
Pour ces ethnies comme pour le reste des Israélites, le judaïsme a aussi supplanté leurs pratiques ancestrales pourtant conservées durant des siècles (jusqu'à la "judaïsation"). C'est ainsi que l'ont peut voir de nos jours, en Israël, des personnes originaires d'Ethiopie porter une kippa (kippah, kipa ou encore kipah : calotte ), porter un talit (ou talet, talite ou encore talith, châle de prière rituel du judaïsme), pratiquer le culte et les rituels du judaïsme que ne pratiquaient pas leurs ancêtres.
Au fil des générations, il est évident que la mémoire encore existante chez les anciens de ces ethnies ou branches a disparu avec eux. La principale survivante de nos jours est celle (fausse) de l'abondant judaïsme environnant.
Onze tribus d'Israël seraient perdues. Mais, quoi qu'il en soit, un jour ou l'autre, tôt ou tard, l'Eternel fera connaître les siens.
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L'état "moderne" d'Israël
L'actuel état d'Israël est né en 1948 d'un vote à l'O.N.U. Après la seconde guerre mondiale et la shoa. L'état d'Israël est né pour, entre autres idées, que les Juifs ne soient plus apatrides ni persécutés.
Pour ces raisons, cet état n'est pas un état laïque, mais un "état juif". En faire un état laïque, comme il en existe plusieurs autres, enlèverait à l'état d'Israël sa raison d'être, celle qui l'a créé.
Que ce pays ait pu se créer, que cette langue ne soit pas morte et oubliée, qu'elle soit reparlée et écrite dans son alphabet original (non l'alphabet latin, comme l'ont choisi d'autres pays) est certainement miraculeux. L'existence de cet état n'est certainement pas le fait d'un "hasard", mais bien un don divin.
Cependant, cet état n'est pas un royaume, et bien que "juif" cet état n'est pas une théocratie. Les Cohanim n'y exercent pas leur fonction, l'Eternel ne se manifeste pas, il n'y a pas de pensée prophétique.
Surtout, et malheureusement, l'état moderne d'Israël est juif, basé sur le judaïsme rabbinique, alors qu'il devrait être israéliste. En termes plus simple, l'état moderne d'Israël ne devrait pas être un état juif mais un état israéliste. Hélas, de nos jours, que l'on veuille y émigrer, y vivre, s'y marier, y divorcer, y être enterré, le judaïsme rabbinique régit l'ensemble, reconnu à tort par l'état d'Israël comme religion d'état. Or, le judaïsme rabbinique n'est pas conforme à la Tora.
L'israélisme devrait être la seule religion de l'Etat "moderne" d'Israël. Si l'israélisme y était établi, ne serait-ce qu'un peu, ou existant quelque part dans le monde, ne serait-ce qu'un peu aussi, peut-être que l'Eternel accepterait alors de se manifester de nouveau, parce que les hommes auraient manifesté de l'intérêt pour Lui.
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Les Prêtres
כהן "Cohen" en hébreu signifie "prêtre" (pluriel כהנים "Cohanim").
A l'époque de Moïse, l'Eternel a choisi pour Son Service la famille de לוי Lévi parmi les descendants de Jacob-Israël. Parmi les Lévites (Lévites : descendants de Lévi), seuls les descendants d'Aaron, frère de Moïse, sont Cohanim, Prêtres.
Parmi les Cohanim, l'un d'entre eux est supérieur à ses frères, autres Cohanim. Il est appelé כהן גדול "Cohen gadol" "Grand-Prêtre". Il constitue une autorité supérieure, est plus proche de l'Eternel et Son Service. Il a des obligations qui lui sont propres et que n'ont pas les autres Cohanim.
De nos jours, la distinction particulière des descendants de Lévi a fait que leur nom a été maintenu, au contraire des autres familles d'Israël. Le nom Lévi est courant et provient de l'époque biblique en une chaîne ininterrompue.
Il en est de même et a fortiori pour les descendants d'Aaron, Cohanim. Leur fonction est devenue leur nom : Cohen. Ce nom aussi, provient de l'époque biblique en une chaîne ininterrompue.
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La Foi d'Israël
La Foi d'Israël, israélisme ou religion Israéliste, est monothéiste (croyance en un seul Dieu). L'israélisme ne connaît aucun saint parmi les êtres humains. Une nation, celle d'Israël, une fonction, celle de Cohen, sont déclarées "saintes" dans la Tora, mais jamais un individu en tant que tel. Dans la Tora ce qui est déclaré "saint" l'est pour son caractère "sacré" ou "consacré", alors que d'autres religions peuvent qualifier de "saint(e)" au sens de "personne qui ne commet pas de péché". Si aujourd'hui il arrive au langage populaire de dire d'untel ou untel "c'est un saint", c'est par déformation, par mimétisme, par égarement, par l'influence d'autres religions.
La Foi d'Israël ne déifie aucun homme ni aucun "être spirituel", mais seulement l'Eternel, l'Eternel exclusivement.
Pour rappel : l'israélisme ou Foi d'Israël est aussi exposée en page termes et définitions.
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Le messie
Le mot "messie" provient du latin "messias", qui lui-même vient de l'hébreu משיח "machiah" qui veut dire "oint". Car, les Prophètes oignaient l'homme choisi par l'Eternel pour régner sur Israël, et il était alors appelé "machiah", c'est à dire "oint" pour avoir reçu cette onction. Il s'agit d'un véritable règne, réel, terrestre (non spirituel).
La nation d'Israël est encore à ce jour dans l'attente d'un roi, du rétablissement de la royauté (cf. ci-dessus : l'exil), de la théocratie, et surtout du retour manifeste de l'Eternel avec Israël. Ce roi ne sera rien de plus qu'un homme : il ne faut en aucun cas déifier cet homme, ni un autre, ce serait une faute grave envers l'Eternel.
Qui n'est pas descendant du roi David, n'est pas "oint" pour régner sur Israël (concrètement, réellement), ne peut se prétendre ou être prétendu "oint", "machiah, "messias", "messie".
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Comment prononcer Israël ?
"Izraël" est souvent entendu, surtout dans les médias (journaux télévisés, radios). Parfois "Issraël" est entendu.
Quelle est la bonne prononciation ?
"Izraël" est à éliminer. Cette prononciation est aussi incorrecte en français qu'en hébreu. Certaines personnes prétendent aussi que Yissar-El ou Yissarel est la bonne prononciation. Et, d'autres versions encore. ...

Le rabbinat français a donné le sens de "jouteur puissant" à ישראל "Israël", ce qui ne se vérifie pas et ne tient pas compte de la terminaison אל signifiant "l'Eternel".
Pour connaître la bonne prononciation, il convient de se pencher sur la composition du nom, car Israël est un nom, ou prénom. Il est composé de trois premières lettres en hébreu, ישר , suivies de la terminaison אל "El" désignant "l'Eternel".
En se focalisant sur les premières lettres ישר , un terme simple et clair apparaît, évident : ישר se prononce "yachar", ce qui signifie "droit".
Il s'agit de rectitude. "L'Eternel est droit", tel est probablement le sens du nom ישראל qui devrait se prononcer "Yachar-El" ou "Yacharel".

Pour ce site et pages web Israël est encore utilisé pour le moment, afin de ne pas perturber davantage les esprits, et faire penser à une toute autre religion (ou secte, terme parfois lancé en accusation).

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