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Translation
תרגום
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| Fêtes du septième mois du calendrier d'Israël (automne) |
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Ces
extraits sont issus d'un vaste travail, non encore publié,
qui est une étude des commandements (en plus du livre "La
Bible Plus Justement").
Il
est important de lire les références bibliques
citées, sans quoi rien de bon ne peut être compris.
L'étude
n'est pas finalisée. Elle ne le pourrait sans les
manuscrits originaux légués par Moïse, voire
d'autres complétant les siens. L'humanité ne
dispose aujourd'hui que de copies ou versions toutes plus ou
moins susceptibles d'erreurs.
Les
buts recherchés sont le rétablissement d'une
connaissance plus juste de la Foi d'Israël ou israélisme,
et une mise en pratique plus juste de ce qu'elle demande.
En hébreu, un commandement se dit מצוה une mitsva. Des commandements מצות des mitsvot. Concernant l'ensemble du site et ce qu'il diffuse : © Copyright Hervé Taïeb 1996-2011. Tous droits réservés à l'auteur. La reproduction, la traduction, l'utilisation des idées, intégralement ou partiellement, sont interdites. Aux plagiaires pilleurs d'idées, fruit du travail des autres : merci de vous en abstenir. |
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Dates
des prochaines solennités (fêtes) du septième
mois
(et
s'il n'y a de miracle, tel un renouveau des interventions
divines, qui modifierait ce calendrier)
(Appellation
rabbinique du septième mois : tichri. An 5772 du
calendrier juif rabbinique, 2011 du calendrier civil)
- יום זכרון תרועה Yom Zicarone Térouha (appellation de la Tora, de même que Yom Térouha) : jeudi 29 septembre 2011 (commence la veille, le mercredi 28 septembre au soir). L'appellation ראש השנה "rosh ashana" (roch achana ou encore roch-achana) est une appellation rabbinique qui n'existe pas dans la Tora. Cette fête n'est pas le début de l'année (le rabbinisme le prétend sans fondement dans la Tora). De plus, le pseudo second jour inventé par le judaïsme n'est pas demandé par la Tora. Seuls les rabbins l'ont décrété. Il n'existe pas de "second jour". Un message adressé au groupe Elisrael donne d'autres précisions : cliquez ici. - יום הכפרים Yom Akipourim (dit aussi יום כפור Yom Kipour ou "Grand-Pardon" dans la francophonie) : samedi 8 octobre 2011 (commence la veille, le vendredi 7 octobre au soir). Le judaïsme n'a pas inventé de "second jour" à cette solennité. - חג הסכת Soukote (ou soucoth, soukoth, et autres variantes orthographiques) 1er jour : jeudi 13 octobre 2011 (commence la veille, le mercredi 12 octobre au soir). Comme pour Yom Térouha (appelé par les rabbins "rosh ashana") le pseudo second jour "chômé" inventé par le judaïsme n'est pas demandé par la Tora. Seuls les rabbins l'ont décrété. Cette fête dure sept jours, et est aussitôt suivie d'un huitième jour de clôture עצרת. Les premier et huitième jours doivent être "chômés". - 8ème jour יום העצרת Yom Atsérèt (son appellation rabbinique est "chémini atsérèt") : jeudi 20 octobre 2011 (commence la veille, le mercredi 19 octobre au soir). Il n'existe pas de "9ème jour" dans la Tora. Ce "9ème jour" appelé שמחה תורה "simha Tora" est encore une invention du rabbinisme. Les prétendus jours de fêtes décrétés par les rabbins ne doivent pas être observés, car contraires à la Tora. Aux jours de fêtes demandés par la תורה Tora aucune מלאכה "fabrication" ne doit être faite. La notion de מלאכה "fabrication" est un sujet de cours en soi. Vous en trouverez l'étude en cliquant ici. Pour vous résumer cette étude en quelques mots, posez-vous cette question avant de faire quelque chose : "Est-ce que je produis ou fabrique quelque chose ? Ou est-ce que je consomme ou utilise quelque chose ?" Si la réponse est "je produis ou fabrique", il faut s'en abstenir ces jours-ci. Ce sont des jours en lesquels on ne fait aucune fabrication/production matérielle, et qui doivent être chômés comme un שבת Shabatt (samedi). Aux jours de fêtes demandés par la תורה Tora une מקרא קדש "lecture de Sainteté" doit être faite. Vous en trouverez l'étude (שבת Shabatt et fêtes : y faire une מקרא קדש "lecture de Sainteté") en cliquant ici. * * * * * * *
Lévitique XXIII 24 ...בחדש השביעי באחד לחדש יהיה לכם... ...זכרון תרועה... Au septième mois, au premier jour du mois, il y aura pour vous… …une commémoration, par une sonnerie (des trompettes d'argent)… Cette mitsva ordonne de sonner des trompettes d'argent. Cette précision se trouve en versets Nombres X 1-10. Il ne s'agit pas de sonner de la corne de bélier (שופר "shofar") comme ce fut pratiqué dans le passé (dans la religion rabbinique). Ces trompettes ont été perdues avec la destruction du Temple et l'exil. Cette mitsva ne peut pas être pratiquée à ce jour. L'ère messianique tant attendue la rétablira peut-être. Ce seraient ces trompettes qui procurent une "commémoration", comme indiqué en versets Nombres X 9 et 10 (ונזכרתם... לזכרון). Le mot תרועה "téroua" signifierait "sonner", comme sonner "en fanfare" (se référer à Nombres X 5). Selon ce qui est actuellement connu, il s'agirait de plusieurs sons saccadés, et d'une même note. Le verset Nombres X 10 ordonne aussi une autre sonnerie appelée תקיע "tékiha" (le verset indique ותקעתם). Selon ce qui est actuellement connu, il s'agirait d'un son prolongé, d'une seule note. Cette sonnerie demandée par le verset Nombres X 10 est ordonnée pour tous les débuts de mois. Il s'agit en Nombres X 10 d'une mitsva de plus. Ce sont exclusivement les כהנים "Cohanim" ou "Prêtres" qui sonnent des trompettes d'argent (Nombres X 8). Il est important de rappeler que ce jour n'est pas le début de l'année, contrairement à ce qui est affirmé par le judaïsme. Le rituel juif (rabbinique) ne doit pas être célébré parce qu'il n'est pas demandé par la Tora. Les rabbins l'ont inventé de leur propre initiative. Il existe en fait plusieurs rituels, selon si l'on est "Ashkenaze" ou "Séfarade", alors que la Tora précise bien qu'elle est "une" et pour tout Israël. Le judaïsme et les rabbins ont oublié cela aussi. Faire vivre le rituel juif (rabbinique) est faire vivre leur religion qui supplante la véritable Foi d'Israël. - Retour au sommaire de la page -
Lévitique XVI 29 והיתה לכם לחקת עולם בחדש השביעי בעשור לחדש תענו את נפשתיכם Ce sera pour vous une loi perpétuelle : au septième mois, au dixième jour du mois, vous rendrez humbles vos personnes. Les versets de 30 à 34 complètent le texte de cette mitsva et apportent des éclaircissements supplémentaires. Le jour dont il est question est "Yom Akipourim" connu aussi sous le nom de "Yom Kipour" ou "Grand Pardon" (cette dernière appellation est propre à la francophonie). Le mot עני ("âni") signifie littéralement "humble". עני ("âni") "humble" s'emploie aussi à propos de gens "pauvres", "démunis" (Exode XXII 24 ; Deutéronome XXIV 12, entre autres nombreux exemples). עני ("ani") peut également prendre le sens de "modeste". Pour ce dernier cas, on peut citer l'exemple du verset Nombres XII 3, qui (outre une probable erreur de réécriture sur le mot ענו) emploierait ce mot עני en ce sens. L'utilisation du mot נפש "néfèch" demande les éclaircissements qui suivent. Le mot נפש ("néfèch") ne désigne pas la personne physique mais l'Être, au sens spirituel. Ce mot, נפש ("néfèch"), est employé en ce sens dans les versets suivants : Lévitique XIX 28 ; Lévitique XXI 01 ; Nombres V 02 (entre autres). Pour se conformer à cette mitsva, il s'agirait de se rendre spirituellement humble devant l'Eternel, à l'observation de ses fautes. Car le verset 30 explique : "en ce jour sera fait propitiation sur vous (עליכם) pour vous purifier de toutes vos fautes. Devant l'Eternel vous serez purifiés". Il s'agit de se rendre "humble", "modeste", dans l'esprit, laisser tout orgueil, toute prétention, tout sentiment de puissance, toute attitude hautaine. Dans le passé, les autorités religieuses ont légiféré pour que cette mitsva soit accomplie par le jeûne total (privation de boisson et de nourriture). Cette pratique afflige le corps uniquement. Elle ne rend pas obligatoirement "humble" la personnalité d'un individu devant l'Eternel. Il n'y a pas de réel rapport entre un jeûne et l'humilité de l'Être, il s'agit de choses différentes et dissociées. Le jeûne peut aider certaines personnes à se rendre humbles et repentantes de leurs fautes, mais le jeûne ne conduit pas toujours, ni toutes les personnes, à l'humilité. L'inconfort du jeûne, l'affaiblissement qui s'ensuit, pourraient même constituer des obstacles au travail intellectuel et à l'introspection. La pratique du jeûne pourrait être apparue bien plus tard dans l'histoire d'Israël (peut-être à l'époque de Judith), à l'instar de peuples parmi lesquels Israël s'est trouvé en exil. תענו את נפשתיכם "vous rendrez humbles vos Êtres (vos personnes)" Un jeûne qui ne serait pas accompagné d'humilité de l'Être, comme le demande cette mitsva, n'accomplirait pas celle-ci. Le jeûne est peut-être un moyen pour aider certaines personnes à y parvenir, mais il n'accomplit pas réellement cette mitsva. Il peut même lui faire obstacle. Outre le jeûne, il serait souhaitable de se faire "humble" dans sa tenue vestimentaire, éviter aussi bijoux et parures de prix, ne pas se montrer "puissant", "riche", au devant des autres. Exhiber ainsi ses "moyens" aux regards est un acte de prétention, au contraire de l'humilité. Cela détournerait donc l'esprit de cette mitsva et s'y opposerait. La répétition en Lévitique XXIII 32 indique que cette mitsva doit s'accomplir : מערב עד ערב "d'un soir jusqu'à l'autre" c'est à dire du neuvième jour du septième mois, au soir, au dixième jour du septième mois, au soir. Le ערב "soir" fait partie du jour qui l'a précédé (se reporter aux commentaires de "La Bible Plus justement", Exode XXIX 39"). A la fin d'un soir commence le jour suivant. L'application de cette mitsva doit commencer au plus tard à la fin du soir du neuvième jour, car passé la fin du soir du neuvième jour, c'est alors le dixième jour. Cette mitsva doit être appliquée jusqu'au dernier instant du soir du dixième jour, car c'est encore le dixième jour, en lequel cette mitsva doit être respectée. Cette mitsva est ainsi ordonnée, d'un soir jusqu'à l'autre, pour qu'elle soit appliquée dans la totalité du dixième jour. Le début d'application de la mitsva est un peu avancé au neuvième jour pour qu'il n'y ait pas de transgression pendant tout le dixième jour. Le verset Lévitique XXIII 29 indique une sanction de כרת מעמיה "retranchement spirituel du sein de son peuple" pour qui n'accomplirait pas cette mitsva. Cette sanction ne peut être prononcée et mise à effet que par l'Eternel. - Retour au sommaire de la page -
Exode XXXIV 22 ...תעשה לך ... חג האסיף תקופת השנה ... Tu célèbreras… la Fête des Récoltes, renouvellement de l'année La date de début de cette fête est précisée en Lévitique XXIII 34 : au 15è jour du septième mois (à l'automne). Cette fête est plus connue sous le nom de סוכות "Soukoth" ou Fête des Cabanes. Son premier jour serait aussi le début de l'année. C'est là une particularité du calendrier d'Israël : les mois sont comptés depuis le mois du printemps, au printemps est le premier mois de l'année (Exode XII 2 ; Exode XIII 4). Mais, le début de l'année commencerait avec cette fête ordonnée par l'actuelle mitsva, ainsi que l'indique le verset : תקופת השנה "au renouvellement de l'année (ou à la boucle de l'année)". Cette indication se retrouve aussi dans une même idée en Exode XXIII 16 בצאת השנה "à la sortie de l'année". On "sort" de l'année écoulée pour entrer dans une nouvelle, Ce renouvellement débute lors la Fête des Cabanes. La particularité de ce calendrier fait que l'année ne commence pas au premier mois, ni en début de mois. Pour mieux comprendre on pourrait prendre l'exemple des saisons : l'automne ne commence ni au premier mois ni en début de mois. Il en est de même dans le calendrier d'Israël : les ans sont comptés d'un automne à l'autre, à une date qui n'est ni au premier mois, ni en début de mois. סוכות la fête des Cabanes est aussi appelée "fête des Récoltes". Ces indications (fête des Cabanes qui est aussi la fête des Récoltes, et qui est aussi le début de l'année) se retrouvent toujours et seulement pour la fête des Cabanes סוכות. Les versets sont les suivants : - Exode XXIII 16 חג האסף בצאת השנה "La fête des Récoltes à la sortie de l'année" (sortie de l'an écoulé). - Exode XXXIV 22 (versets actuels) חג האסיף תקופת השנה "La fête des Récoltes au renouvellement de l'année". - Lévitique XXIII 39, verset qui indique le jour précis de cette fête בחמשה עשר יום לחדש השביעי באספכם את תבואתהארץ "Au quinzième jour du septième mois, lorsque vous récolterez le produit de la terre" - Deutéronome XVI 13 חג הסכת ... באספך מגרנך "La fête des Cabanes ... lorsque tu récolteras le produit de ton aire" Dans le passé, de prétendues autorités religieuses ont placé le début de l'année au 1er jour du septième mois. Cette date est celle d'une autre solennité, c'est le jour de la Commémoration זכרון תרועה (Lévitique XXIII 24). Ce jour de la Commémoration n'est appelé nulle part "fête des Récoltes", et il n'est pas trouvé d'indication de début d'année à cette fête. Ce qui fut institué par ces autorités auto-proclamées est faux. Le 1er jour du septième mois, appelé à tort ראש השנה "rosh a shana" "début de l'an", n'est pas le début de l'année. Il doit aussi être observé qu'une autre référence, Ezéchiel XL 1, donne une autre indication pour la date du début de l'an, différente de la date du 15è jour du septième mois. Sur la base de ce verset, le début de l'année serait à la date du 10è jour (vraisemblablement du septième mois, mais le texte ne le précise pas). Cette date y est explicitement appelée ראש השנה "rosh a shana" "début de l'an", et correspond à la date du jour des Expiations יום הכפורים (appelé aussi "Yom Akipourim" ou "Yom Kipour"). Il est difficile de donner une explication à ce verset qui donne une date différente. Au fil des siècles, la date du début de l'an pourrait avoir été décalée ou fixée par erreur à une autre date que celle du 15è jour du septième mois. Il convient de donner priorité à la Tora, c'est à dire retenir ce qui est trouvé dans le חומש Pentateuque. C'est aussi dans la Tora (Pentateuque חומש) que sont données des indications cohérentes, concordantes, et à des références différentes. Deux autres versets de la Tora, en Lévitique XXV 8-9, pourraient encore faire penser que la date du 10ème jour du septième mois serait celle du début de l'an. Ces deux versets demandent que le Shofar (corne de bélier) retentisse au Jour des Expiations יום הכפורים pour annoncer l'An Jubilaire. Ils pourraient donc faire penser que ce serait en début de celui-ci. Toutefois, ce raisonnement n'est qu'une vue de l'esprit qui voudrait placer en début d'an jubilaire cette annonce. Rien dans la Tora n'indique que cette annonce serait en début d'an jubilaire. Compte tenu de toutes les données, cette annonce par le Shofar serait faite à la fin de la période de 49 ans, pour annoncer l'An Jubilaire (la 50è année) quelques jours avant celui-ci. Cette Fête des Cabanes dure sept jours (Nombres XXIX 13), pas davantage. Elle est suivie d'une autre solennité, au huitième jour (lire ce qui suit, Lévitique XXIII 36). Le jour supplémentaire (neuvième jour) déclaré par les prétendues autorités religieuses n'a pas été demandé par L'Eternel. Le verset Deutéronome XVI 15 indique que cette fête doit être célébrée au lieu de la Résidence Divine (Temple de Jérusalem aujourd'hui détruit), avec les offrandes sur l'Autel selon ce que l'Eternel a ordonné. Cependant, pour ce qui concerne les סכת Cabanes, elles peuvent être dressées partout en Israël. Il en est de même pour les réjouissances. Dans tout le pays d'Israël les Cabanes peuvent être dressées et les réjouissances se faire. - Retour au sommaire de la page - Lévitique XXIII 42 בסכת תשבו שבעת ימים כל האזרח בישראל ישבו בסכת Dans des cabanes vous résiderez durant sept jours. Tous les nationaux en Israël résideront dans des cabanes. Le verset 43 complète le texte de cette mitsva. Il s'agirait de s'installer dans une cabane et y vivre au quotidien comme dans une résidence habituelle. Il ne s'agit pas d'y prendre seulement ses repas, ou seulement y dormir, ou encore seulement y manger trente grammes de pain, comme ce fut affirmé par les prétendues autorités religieuses du passé. Une סוכה cabane est par définition, au sens de cette mitsva, un lieu d'habitation mobile, déplaçable, comme l'étaient les habitations du peuple d'Israël lors de ses pérégrinations dans le désert. Ces habitations étaient mobiles, pour qu'elles puissent être emmenées à chaque étape dans le désert. C'est le sens de cette mitsva (se référer au verset 43) : faire savoir aux générations d'Israël que c'est dans des cabanes que le peuple a résidé après le départ d'Egypte. Selon cette définition, les cabanes où il faut résider doivent aussi être des habitations mobiles. S'il s'agit d'une habitation fixe, faite de murs, alors il ne s'agit plus d'une cabane. Les prétendues autorités religieuses du passé ont défini la cabane en considérant uniquement son toit. Une cabane, selon ces "autorités", doit comporter un toit d'éléments végétaux (souvent des branchages). Quant à ce qui supporte le toit, il n'a pas été pris en considération. Ainsi, une cour ordinaire à ciel ouvert et entourée de murs peut, selon ces "autorités", constituer une cabane si les murs de la cour supportent un toit végétal (branchages ou autres éléments végétaux). En réalité une telle réalisation ne pourrait s'appeler cabane (סוכה) au sens de cette mitsva. Des murs faits de pierre, fixes, immobiles, ne pourraient être une cabane, une habitation mobile. Au départ d'Egypte, les cabanes d'Israël n'étaient pas faites d'un simple toit suspendu dans le vide. Elles étaient faites aussi, et d'abord, de poteaux, de cloisons ou parois, pour supporter le toit. Surtout, l'ensemble de la construction était mobile. Cette fonction est un élément essentiel auquel il faut se référer, se conformer. Une cabane est une habitation qui doit avoir cette caractéristique, cette mobilité, et il ne faut pas s'arrêter à la seule considération du toit. L'idée de ne considérer que le toit pourrait venir d'une confusion sur la compréhension d'un verset du livre de Néhémie. Le verset Néhémie VIII 16 parle de "toit", mais en parlant de personnes qui avaient construit chacun une cabane sur le "toit" de sa maison, c'est à dire sur la terrasse. Ce verset a pu être mal compris en pensant qu'il aurait signifié que "chacun s'était mis à l'ouvrage de son toit", et "son toit" aurait été pris comme "sa cabane". Il convient aussi de ne pas confondre le mot סוכה qui signifie "cabane" avec le mot "tente". Une סוכה "cabane" n'est pas une "tente", c'est le mot אהל qui signifie "tente". La fête des Cabanes a souvent et longtemps été appelée improprement "fête des Tentes". Habiter dans une tente pendant cette fête ne serait pas accomplir cette mitsva. Cette mitsva demande d'habiter dans une סוכה cabane, non dans une tente. Des précisions sont trouvées en livre de Néhémie sur la composition de la סוכה cabane, en chapitre VIII, versets de 13 à 18. Il est important d'observer, dans ces versets, que certaines précisions qui y sont apportées (Néhémie VIII 15) ne sont pas trouvées dans la Tora (pour rappel la Tora est composées des livres : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome). Pourtant, ces versets indiquent que ces précisions proviennent de la Tora ordonnée par l'Eternel par la voix de Moïse. En conséquence, la version actuellement connue de la Tora pourrait être incomplète. Il y manque au moins ces précisions, et ce ne sont pas les seuls indices à démontrer que la Tora actuellement connue est incomplète. La fin du verset de cette mitsva pourrait devoir s'écrire תשבו בסכת "vous résiderez dans des cabanes", comme précédemment dans le verset (בסכת תשבו), ceci au lieu de ישבו בסכת "ils résideront dans des cabanes". Une erreur de réécriture au fil des siècles est possible. - Retour au sommaire de la page - Lévitique XXIII 40 ולקחתם לכם ביום הראשון פרי עץ הדר כפת תמרים וענף עץ עבת וערבי נחל Et vous prendrez pour vous au premier jour (le 15è jour du septième mois), du fruit de l'arbre adar (lire l'étude ci-dessous). Les espèces végétales demandées par cette mitsva ne sont plus connues avec certitude actuellement. Selon ce qui, dans le passé, fut appelé "la tradition orale", ces espèces seraient : פרי עץ הדר "un fruit de l'arbre adar" : il s'agirait du fruit du cédratier, soit un cédrat (toujours selon la tradition orale). כפת תמרים : il s'agirait selon la "tradition orale" d'une "branche de palmier". Ce fut pratiqué dans le passé (dans le judaïsme, toujours sur la base de la "tradition orale") en n'apportant qu'une seule branche de palmier alors que la traduction a souvent été faite au pluriel ("des branches"). Sur ce point, comme sur d'autres, la "tradition" se serait égarée. Car, comprendre et traduire כפת par "des branches" serait douteux parce que la racine כ פ, dans ses cas d'utilisations et les mots qui en sont formés, semble désigner quelque chose de creux ou concave, comme la paume d'une main (les références sont nombreuses, se référer entre autres à Genèse XL 11, 21 ; Lévitique XIV 15, 18, 26, 29). Le mot כף peut autant désigner la paume de la main que la plante des pieds ou, plus littéralement, le creux de la voûte plantaire (se référer à Josué III 13). Le pluriel de כף est féminin donnant כפות (même référence Josué III 13, et aussi Josué IV 18, Rois-I V 17, Isaïe LX 14, Ezéchiel XLIII 7, Malachie III 21). En conclusion, le sens de la racine כ פ ne correspondrait pas à "une ou des branches". Dans le cas de l'actuelle mitsva, les mots כפת תמרים demanderaient plutôt (littéralement) "une paume de dattes" (le contenu d'une main) ou "des paumes de dattes" (le contenu des deux mains rassemblées). Cette dernière hypothèse semble la plus évidente et vraisemblable à retenir. Cependant, l'hypothèse précédente, une seule paume de main, est possible aussi en observant queכפת est écrit sans la lettre ו . Ceci pourrait alors faire penser que le verset s'exprime au singulier, et qu'il faudrait comprendre les mots כפת תמרים comme la forme contractée (dite aussi "cas ou état construit") des mots כף של תמרים "une poignée de dattes". L'hypothèse au pluriel semble plus vraisemblable compte tenu des cas d'utilisation de כפות au pluriel, alors qu'une forme contractée (cas ou état construit) ne semble pas être trouvée en dehors de l'actuel verset. Outre le sens de "paume" il y a aussi le mot תמרים qui serait à comprendre et traduire par "dattes" (et non "branches de palmier" comme ce fut fait). En effet, il s'agirait de dattes, car s'il s'agissait de palmier le verset aurait parlé de עץ תמרים "arbre dattier", comme il parle de עץ הדר "l'arbre adar". ענף עץ עבת "rameau (ou branche) de l'arbre avoth" : il s'agirait, selon la "tradition" de "rameau de myrte" (parfois orthographié myrthe). ערבי נחל : il s'agirait, encore selon la "tradition", de "branches de saule de rivière". Ces compréhension et traduction pourraient être douteuses. Le mot ערבה désignerait le "saule de rivière" (en hébreu dit moderne). Cependant, le texte de cette mitsva parle de ערבי. S'il s'agit du pluriel, il est difficile de comprendre pourquoi le pluriel est employé. Ce qui a été rapporté par la "tradition", bien que souvent douteux et déformé, n'est pas totalement à écarter. Au fil des siècles une confusion a pu être faite entre ce qui est demandé pour la composition d'une סוכה "cabane" et ce qui est demandé d'apporter par l'actuelle mitsva (qui s'accomplit lors de סוכות la Fête des Cabanes). En effet, certaines espèces végétales sont demandées en livre de Néhémie, chapitre VIII, verset 13 et suivants, pour préciser la composition de la סוכה "cabane". C'est peut-être avec ces espèces végétales demandées pour la cabane que la confusion a été faite. - Retour au sommaire de la page -
Lévitique XXIII 36 ...ביום השמיני מקרא קדש יהיה לכם... Au huitième jour (à compter depuis le 15è jour du septième mois, soit le 22 du mois), il y aura pour vous une Lecture de Sainteté. Les termes מקרא קדש "Lecture de Sainteté" et מקראי קדש "Lectures de Sainteté" sont définis dans une autre étude (שבת Shabatt et fêtes : y faire une מקרא קדש "lecture de Sainteté"). Pour lire cette étude : cliquez ici Lévitique XXIII 36, suite du verset ...עצרת הוא... C'est (un jour de) clôture (ou "arrêt"). - Retour au sommaire de la page - Retour au sommaire des études |
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